Résoudre ax² + bx + c = 0 devient immédiat : saisissez les trois coefficients dans le calculateur ci-dessous pour obtenir le discriminant, les racines, le sommet de la parabole et la forme factorisée.
a x² + b x + c = 0
Qu’est-ce qu’une équation du second degré ?
Une équation du second degré, aussi appelée équation quadratique, s’écrit sous la forme générale ax² + bx + c = 0, où a, b et c sont des nombres réels appelés coefficients et où a doit être différent de zéro. Si a valait 0, le terme en x² disparaîtrait et l’équation redeviendrait une simple équation du premier degré. Le coefficient a pilote l’ouverture de la courbe représentative, une parabole : orientée vers le haut quand a est positif, vers le bas quand a est négatif. Résoudre l’équation revient géométriquement à chercher les points où cette parabole croise l’axe des abscisses. Selon la position de la courbe, il peut y avoir deux points d’intersection, un seul, ou aucun, ce qui explique pourquoi une équation quadratique admet zéro, une ou deux solutions réelles.
La méthode du discriminant
La technique la plus générale pour résoudre une équation du second degré repose sur le discriminant, noté par la lettre grecque delta (Δ). Il se calcule avec la formule Δ = b² − 4ac. Ce nombre unique résume à lui seul le nombre et la nature des solutions, avant même de les calculer. Une fois le discriminant connu et strictement positif ou nul, les racines s’obtiennent avec la formule x = (−b ± √Δ) / 2a. Le symbole « plus ou moins » signale que l’on effectue deux calculs distincts : l’un avec le signe plus, l’autre avec le signe moins, ce qui fournit les deux racines lorsqu’elles existent. Cette formule, souvent apprise par cœur au lycée, fonctionne dans tous les cas de figure dès lors que a n’est pas nul, quelle que soit la complexité des coefficients.
Le tableau suivant récapitule les deux formules clés ainsi que la grandeur qu’elles permettent d’obtenir.
| Grandeur | Formule | Interprétation |
|---|---|---|
| Discriminant | Δ = b² − 4ac | Indique le nombre de solutions réelles |
| Racines (Δ > 0) | x = (−b ± √Δ) / 2a | Les deux solutions distinctes |
| Racine double (Δ = 0) | x₀ = −b / 2a | La solution unique |
| Sommet de la parabole | S(−b/2a ; −Δ/4a) | Extremum de la courbe |
Interpréter le discriminant : les trois cas
Le signe du discriminant détermine entièrement le scénario de résolution. Lorsque Δ est strictement positif, la parabole coupe l’axe des abscisses en deux points et l’équation possède deux racines réelles distinctes. Lorsque Δ est nul, la parabole est tangente à l’axe : les deux racines se confondent en une seule valeur, appelée racine double, qui correspond exactement à l’abscisse du sommet. Enfin, lorsque Δ est strictement négatif, la courbe ne touche jamais l’axe des abscisses : il n’existe aucune solution parmi les nombres réels, même si deux solutions complexes conjuguées existent dans un cadre mathématique plus avancé. Le tableau ci-dessous résume ces trois situations.
| Valeur de Δ | Nombre de racines réelles | Position de la parabole |
|---|---|---|
| Δ > 0 | Deux racines distinctes | Coupe l’axe en deux points |
| Δ = 0 | Une racine double | Tangente à l’axe |
| Δ < 0 | Aucune racine réelle | Ne touche pas l’axe |
Forme canonique et sommet de la parabole
Au-delà des racines, toute équation quadratique peut s’écrire sous sa forme canonique a(x − α)² + β, où le couple (α ; β) désigne les coordonnées du sommet de la parabole. L’abscisse du sommet vaut α = −b / 2a et son ordonnée β = −Δ / 4a. Cette écriture est précieuse : elle révèle d’un coup d’œil la valeur minimale ou maximale prise par l’expression, information très utile en optimisation, en physique ou en économie. Le sommet correspond au point le plus bas de la courbe quand a est positif, et au point le plus haut quand a est négatif. Le calculateur affiche directement ces coordonnées afin d’éviter le passage manuel par la forme canonique, souvent source d’erreurs de signe.
Somme, produit et factorisation des racines
Lorsqu’une équation admet deux racines x₁ et x₂, deux relations remarquables les relient aux coefficients : leur somme vaut −b/a et leur produit vaut c/a. Ces égalités, connues sous le nom de relations entre coefficients et racines, permettent de vérifier rapidement un résultat ou de retrouver une racine quand l’autre est connue. Elles conduisent aussi à la forme factorisée a(x − x₁)(x − x₂), très pratique pour étudier le signe du trinôme. Voici les points à retenir sur ces relations.
- La somme des racines est égale à −b/a, sans avoir à les calculer une par une.
- Le produit des racines est égal à c/a, ce qui aide à repérer une erreur de signe.
- La forme factorisée a(x − x₁)(x − x₂) donne directement le signe du trinôme sur chaque intervalle.
- Un trinôme est du signe de a à l’extérieur des racines, et du signe opposé entre les racines.
Exemples de résolution pas à pas
Rien ne vaut quelques exemples concrets pour ancrer la méthode. Prenons d’abord x² − 3x + 2 = 0. Le discriminant vaut Δ = (−3)² − 4×1×2 = 9 − 8 = 1, strictement positif : les racines sont x₁ = 1 et x₂ = 2. Avec x² − 4x + 4 = 0, le discriminant est Δ = 16 − 16 = 0, ce qui donne une racine double x₀ = 2. Enfin, pour x² + x + 1 = 0, on obtient Δ = 1 − 4 = −3, négatif : aucune solution réelle. Le tableau ci-dessous rassemble ces trois exemples typiques que vous pouvez reproduire dans l’outil pour vérifier.
| Équation | Discriminant Δ | Solutions |
|---|---|---|
| x² − 3x + 2 = 0 | 1 | x₁ = 1 et x₂ = 2 |
| x² − 4x + 4 = 0 | 0 | x₀ = 2 (double) |
| x² + x + 1 = 0 | −3 | Aucune racine réelle |
| 2x² − 5x − 3 = 0 | 49 | x₁ = −0,5 et x₂ = 3 |
Cas particuliers et erreurs fréquentes
Certaines équations quadratiques se résolvent sans passer par le discriminant. Quand le coefficient c est nul, l’équation ax² + bx = 0 se factorise directement en x(ax + b) = 0, dont les solutions évidentes sont x = 0 et x = −b/a. Quand c’est b qui est nul, l’équation ax² + c = 0 se résout en isolant x². Les erreurs les plus courantes concernent les signes : un moins mal recopié dans b² ou dans −4ac fausse tout le calcul. Pensez aussi à vérifier que a n’est pas nul avant d’appliquer la formule, sans quoi la division par 2a n’a plus de sens. Pour approfondir vos automatismes, consultez notre calculatrice de puissances et racines carrées, notre page sur le PGCD et PPCM utile pour factoriser, ainsi que nos formules géométriques pour visualiser la parabole.
Questions fréquentes
À quoi sert le discriminant ?
Le discriminant Δ = b² − 4ac indique immédiatement le nombre de solutions réelles d’une équation du second degré : deux si Δ est positif, une si Δ est nul, aucune s’il est négatif. Il conditionne ensuite le calcul des racines.
Que faire si le coefficient a est nul ?
Si a = 0, il ne s’agit plus d’une équation du second degré mais d’une équation du premier degré bx + c = 0, dont l’unique solution est x = −c/b. Le calculateur détecte ce cas et l’indique automatiquement.
Une équation du second degré peut-elle n’avoir aucune solution ?
Oui, dans l’ensemble des nombres réels. Lorsque le discriminant est strictement négatif, la parabole ne coupe jamais l’axe des abscisses et aucune valeur réelle ne vérifie l’équation. Des solutions complexes existent toutefois dans un cadre plus avancé.
Comment trouver le sommet de la parabole ?
Les coordonnées du sommet sont α = −b/2a pour l’abscisse et β = −Δ/4a pour l’ordonnée. Ce point correspond au minimum de la courbe si a est positif, au maximum s’il est négatif.
Peut-on résoudre sans la formule du discriminant ?
Oui dans certains cas. Si b ou c est nul, une factorisation directe est souvent plus rapide. La forme canonique ou les relations somme-produit offrent aussi des raccourcis utiles selon les coefficients.

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