Simulateur de congé maternité 2026 : durée, dates et indemnités journalières

Combien allez-vous réellement toucher pendant votre congé maternité, et à quelles dates s’étale-t-il ? Renseignez votre salaire et votre situation ci-dessous : le simulateur calcule tout instantanément.

Simulateur de congé maternité 2026

Primes incluses, avant prélèvement à la source.
Report autorisé : 3 semaines maximum.

Indemnité journalière estimée

0,00 €

soit 0,00 € après CSG-CRDS

Durée totale0 sem.
Total versé0 €
Début du congé
Fin du congé

Estimation indicative fondée sur les paramètres 2026 (plafond mensuel 4 005 €, IJ maximale 104,02 €, IJ minimale 11,12 €). Seule votre caisse d’Assurance Maladie délivre un montant officiel.

Congé maternité 2026 : un droit protecteur pour toutes les salariées

Le congé maternité est une période de suspension du contrat de travail pendant laquelle la salariée cesse toute activité professionnelle et perçoit des indemnités journalières versées par l'Assurance Maladie. Il ne s'agit pas d'une simple faculté : la loi impose un arrêt obligatoire de huit semaines au total, dont six après l'accouchement. Aucun employeur ne peut faire travailler une salariée pendant cette période, et le licenciement est interdit pendant toute la durée du congé ainsi que dans les dix semaines qui suivent le retour. Pour ouvrir droit aux indemnités, il faut justifier de dix mois d'affiliation à la Sécurité sociale à la date présumée de l'accouchement, et remplir une condition d'activité minimale : au moins 150 heures travaillées sur les trois mois précédents, ou une cotisation assise sur 1 015 fois le SMIC horaire au cours des six derniers mois.

Le point de départ du congé se calcule toujours à partir de la date présumée d'accouchement (DPA) fixée par le médecin ou la sage-femme lors de la déclaration de grossesse. Si l'enfant naît en avance, la période prénatale non consommée est reportée sur le congé postnatal, de sorte que la durée totale d'indemnisation reste identique. À l'inverse, une naissance tardive prolonge le congé prénatal sans réduire les semaines postnatales. Ce mécanisme protège la mère contre les aléas du calendrier obstétrical et explique pourquoi le simulateur ci-dessus raisonne toujours en durée totale constante.

Combien de semaines selon le rang de l'enfant ?

La durée du congé dépend du nombre d'enfants déjà à charge et du nombre d'enfants à naître. Le rang se compte en tenant compte des enfants déjà nés et vivants au foyer : une future mère de deux enfants attendant son troisième bénéficie donc du régime long, nettement plus généreux. Les grossesses multiples ouvrent des durées considérablement allongées, jusqu'à quarante-six semaines pour des triplés, soit près de onze mois d'indemnisation continue.

SituationCongé prénatalCongé postnatalDurée totale
1er ou 2e enfant6 semaines10 semaines16 semaines
3e enfant ou plus8 semaines18 semaines26 semaines
Jumeaux12 semaines22 semaines34 semaines
Triplés ou plus24 semaines22 semaines46 semaines

Ces durées sont des planchers garantis par le Code de la sécurité sociale. Certaines conventions collectives, notamment dans la banque, l'assurance ou la fonction publique territoriale, prévoient des périodes plus longues ou mieux rémunérées. Il est donc toujours utile de consulter son accord de branche avant de planifier son absence, car les dispositions conventionnelles s'appliquent dès lors qu'elles sont plus favorables que la loi.

Comment sont calculées les indemnités journalières en 2026 ?

Le calcul repose sur le salaire journalier de base (SJB). L'Assurance Maladie additionne les salaires bruts des trois mois civils précédant le congé — ou des douze derniers mois en cas d'activité saisonnière ou discontinue — puis divise ce total par 91,25, qui correspond au nombre moyen de jours d'un trimestre. Chaque mois est retenu dans la limite du plafond mensuel de la Sécurité sociale, fixé à 4 005 € au 1er janvier 2026. Un abattement forfaitaire de 21 % au titre des cotisations salariales est ensuite appliqué : l'indemnité journalière correspond donc à 79 % du salaire journalier de base plafonné.

Concrètement, une salariée dont le salaire brut atteint ou dépasse le plafond obtient une indemnité journalière de 104,02 €, soit environ 3 170 € pour un mois de trente jours. À l'autre extrémité, un plancher de 11,12 € par jour garantit un minimum aux temps très partiels. Les indemnités sont ensuite soumises à la CSG au taux de 6,2 % et à la CRDS au taux de 0,5 %, prélevées à la source, et elles restent imposables au barème de l'impôt sur le revenu. Le versement intervient tous les quatorze jours, sans délai de carence, contrairement à un arrêt maladie classique.

Repères chiffrés du congé maternité au 1er janvier 2026
ParamètreValeur 2026
Plafond mensuel de la Sécurité sociale4 005 €
Diviseur du salaire journalier de base91,25
Abattement forfaitaire de cotisations21 %
Indemnité journalière maximale104,02 €
Indemnité journalière minimale11,12 €
CSG et CRDS retenues sur les IJ6,7 %
Délai de carenceAucun

Report du congé prénatal et cas particuliers

Une salariée peut choisir de travailler plus longtemps avant la naissance afin de disposer de davantage de temps avec son enfant ensuite. Ce report est encadré : il atteint trois semaines maximum pour un premier ou deuxième enfant, cinq semaines pour un troisième, et suppose un avis favorable du professionnel de santé qui suit la grossesse. Le simulateur intègre directement cette option et ajuste les dates de début et de fin en conséquence. Attention toutefois : en cas d'arrêt de travail prescrit pendant la période reportée, le report est annulé et le congé prénatal reprend sa durée initiale.

  • Congé pathologique prénatal : deux semaines supplémentaires peuvent être prescrites en cas de grossesse à risque, indemnisées au tarif maternité.
  • Couches pathologiques : jusqu'à quatre semaines après l'accouchement, mais indemnisées cette fois au tarif maladie, moins avantageux.
  • Naissance prématurée : si le bébé naît plus de six semaines avant la date prévue et nécessite une hospitalisation, le congé est prolongé de la durée séparant la naissance réelle du début théorique du congé.
  • Hospitalisation de l'enfant au-delà de la sixième semaine : le solde du congé postnatal peut être reporté à la sortie de l'hôpital.
  • Décès de la mère : le second parent peut bénéficier du reliquat de congé postnatal.

Maintien de salaire par l'employeur et subrogation

De très nombreuses conventions collectives imposent à l'employeur un maintien intégral de la rémunération pendant le congé maternité. Dans ce cas, l'entreprise verse le salaire habituel et récupère les indemnités journalières auprès de la caisse : c'est le mécanisme de la subrogation. La salariée ne constate alors aucune baisse de revenu, ce qui explique l'écart parfois important entre le résultat du simulateur et le montant effectivement perçu sur le bulletin de paie. En l'absence de disposition conventionnelle, seules les indemnités de la Sécurité sociale sont versées, et la perte est d'autant plus marquée que le salaire dépasse le plafond de 4 005 €.

Le congé maternité est intégralement assimilé à du temps de travail effectif pour l'acquisition des congés payés, le calcul de l'ancienneté et les droits à la retraite. La salariée conserve également le bénéfice des augmentations générales décidées pendant son absence, ainsi que la moyenne des augmentations individuelles accordées aux salariés de même catégorie. Pour anticiper la suite, notre simulateur d'aide à la garde d'enfants permet d'estimer le reste à charge une fois la reprise venue, et la calculatrice de complément familial chiffre les prestations CAF associées.

La nouveauté 2026 : le congé supplémentaire de naissance

Entré en vigueur le 1er juillet 2026, le congé supplémentaire de naissance permet d'ajouter un ou deux mois de congé indemnisé à la suite du congé maternité, du congé de paternité ou du congé d'adoption. Il peut être fractionné en deux périodes d'un mois et doit être utilisé dans les neuf mois suivant la naissance ou l'arrivée de l'enfant au foyer. L'indemnisation, versée par l'Assurance Maladie, s'élève à 70 % du salaire net pour le premier mois et à 60 % pour le second, dans la limite du plafond de la Sécurité sociale. Les deux parents peuvent en bénéficier, simultanément ou successivement, ce qui ouvre des combinaisons intéressantes pour étaler la reprise d'activité. Le simulateur de congé de paternité détaille le volet réservé au second parent.

Questions fréquentes

Le congé maternité est-il payé à 100 % du salaire ?

Pas automatiquement. La Sécurité sociale verse environ 79 % du salaire journalier brut plafonné, soit 104,02 € par jour au maximum en 2026. Le maintien intégral du salaire dépend de la convention collective ou d'un accord d'entreprise.

Y a-t-il un délai de carence sur les indemnités maternité ?

Non. Contrairement à l'arrêt maladie, l'indemnisation démarre dès le premier jour du congé, sans les trois jours de carence habituels.

Puis-je écourter mon congé maternité ?

Partiellement seulement. Huit semaines d'arrêt sont obligatoires, dont six après l'accouchement. En deçà, l'employeur s'expose à des sanctions et les indemnités ne sont plus dues pour la période travaillée.

Les indemnités journalières sont-elles imposables ?

Oui. Les indemnités maternité entrent dans le revenu imposable et sont soumises au prélèvement à la source. Elles supportent aussi la CSG et la CRDS au taux global de 6,7 %.

Que se passe-t-il si j'accouche avant la date prévue ?

Les jours de congé prénatal non pris sont automatiquement reportés sur la période postnatale. La durée totale d'indemnisation reste inchangée, seule la répartition évolue.

Une auto-entrepreneuse a-t-elle droit au congé maternité ?

Oui, sous conditions de revenus et d'affiliation. Le régime des travailleuses indépendantes combine une allocation forfaitaire de repos maternel et des indemnités journalières spécifiques, calculées différemment de celles des salariées.

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