Renseignez vos revenus nets mensuels et le détail de vos dépenses fixes et variables : le solde mensuel, votre taux d’épargne et la répartition de votre budget s’affichent instantanément avec un graphique de répartition.
Les ratios de référence : la règle 50/30/20
La règle 50/30/20 est une méthode populaire de budgétisation introduite par la sénatrice américaine Elizabeth Warren dans son livre "All Your Worth" (2005). Elle propose une répartition simple des revenus nets en trois grandes catégories.
| Catégorie | Part des revenus | Ce que ça couvre |
|---|---|---|
| Besoins essentiels | 50% | Logement, alimentation, transport, santé, assurances, crédits |
| Envies et loisirs | 30% | Restaurants, sorties, vacances, vêtements, abonnements plaisir |
| Épargne et remboursement de dettes | 20% | Épargne de précaution, retraite, remboursement de crédits, investissement |
Cette règle est un guide, pas une obligation. Pour un salarié à Paris avec un loyer de 1 000 euros sur 2 000 euros de revenus, les besoins essentiels dépassent déjà 50% avant même d'ajouter la nourriture ou le transport. La règle s'adapte mieux aux revenus élevés dans des villes à loyers modérés qu'aux primo-accédants en zone tendue.
Budgets types par niveau de revenus en France en 2026
| Poste | Revenus 1 500 euros | Revenus 2 500 euros | Revenus 4 000 euros |
|---|---|---|---|
| Logement (loyer ou crédit) | 500 euros (33%) | 800 euros (32%) | 1 200 euros (30%) |
| Alimentation | 300 euros (20%) | 400 euros (16%) | 600 euros (15%) |
| Transport | 150 euros (10%) | 200 euros (8%) | 300 euros (7,5%) |
| Assurances | 80 euros (5%) | 120 euros (5%) | 180 euros (4,5%) |
| Abonnements et télécoms | 60 euros (4%) | 80 euros (3%) | 100 euros (2,5%) |
| Loisirs et sorties | 100 euros (7%) | 250 euros (10%) | 500 euros (12,5%) |
| Santé et hygiène | 50 euros (3%) | 80 euros (3%) | 120 euros (3%) |
| Vêtements | 30 euros (2%) | 70 euros (3%) | 150 euros (4%) |
| Épargne résiduelle | 230 euros (15%) | 500 euros (20%) | 850 euros (21%) |
Ces budgets types sont des moyennes indicatives. En pratique, la structure des dépenses varie considérablement selon la ville de résidence, la composition du foyer, le mode de transport (voiture vs transports en commun) et le style de vie. Un célibataire parisien et un couple avec enfants en province ayant les mêmes revenus auront des budgets structurellement très différents.
Le taux d'effort logement : le ratio à surveiller en priorité
Le taux d'effort logement est le rapport entre les dépenses de logement (loyer ou mensualité de crédit, charges comprises) et les revenus nets du foyer. C'est l'indicateur le plus surveillé par les banques pour l'octroi de crédits immobiliers et par les organismes HLM pour l'attribution de logements sociaux.
Taux d'effort = Dépenses de logement / Revenus nets × 100
Recommandation : rester sous 33% pour un crédit immobilier, sous 30% pour un logement locatif.
En France en 2026, le taux d'effort moyen des ménages locataires est d'environ 27% pour les locataires du parc privé et 19% pour les locataires du parc social (avec aide au logement). Pour les accédants à la propriété avec un crédit récent, il est souvent proche de 30 à 33%. Les ménages dont le taux d'effort dépasse 40% sont considérés en situation de vulnérabilité logement.
Les postes de dépenses les plus sous-estimés
Certaines dépenses sont systématiquement sous-estimées lors de la construction d'un budget, ce qui explique pourquoi de nombreuses personnes "ne savent pas où passe leur argent".
Les abonnements numériques s'accumulent sans qu'on y prête attention. Netflix, Spotify, Amazon Prime, Disney+, un service de stockage cloud, un antivirus, une application de fitness : il est fréquent de cumuler 60 à 100 euros par mois d'abonnements dont certains ne servent plus vraiment. Un audit annuel de ses abonnements est souvent révélateur.
La voiture est le poste le plus sous-estimé pour les propriétaires. On pense au carburant et à l'assurance, mais on oublie l'amortissement du véhicule (sa perte de valeur), l'entretien courant, les pneumatiques, le contrôle technique, le stationnement et les péages. Le coût complet d'une voiture moyenne est souvent de 400 à 600 euros par mois, soit bien au-delà de ce que la plupart des propriétaires imaginent.
Les dépenses alimentaires hors courses, notamment les cafés, déjeuners au travail, livraisons de repas et restaurants informels, sont très souvent omises du budget. Un café à 2,50 euros chaque matin du travail, un déjeuner moyen à 12 euros cinq jours par semaine : c'est environ 300 euros par mois uniquement pour la restauration hors domicile, sans compter les dîners et week-ends.
Exemples chiffrés : trois situations comparées
Clara, 26 ans, salariée à Lyon, 1 800 euros nets. Loyer 620 euros (34%), alimentation 280 euros, transport TC 75 euros, assurances 90 euros, abonnements 55 euros, loisirs 120 euros, santé 40 euros, vêtements 30 euros, divers 60 euros. Total dépenses : 1 370 euros. Solde : 430 euros (24% d'épargne). Commentaire : taux d'effort logement de 34%, dans les limites. Taux d'épargne correct pour ce niveau de revenus.
Marc et Sophie, couple avec un enfant, 4 200 euros nets cumulés, en banlieue parisienne. Crédit immobilier 1 200 euros (29%), alimentation 600 euros, deux voitures 400 euros, assurances 200 euros, abonnements 100 euros, crèche et garde 400 euros, loisirs 300 euros, divers 200 euros. Total : 3 400 euros. Solde : 800 euros (19%). Commentaire : budget tendu avec la garde d'enfant, mais taux d'épargne insuffisant pour constituer une épargne de précaution suffisante.
Thomas, 42 ans, cadre à Paris, 5 500 euros nets. Loyer 1 800 euros (33%), alimentation 700 euros, transport 300 euros, assurances 300 euros, abonnements 150 euros, loisirs 700 euros, restaurants 400 euros, voyages lissés 300 euros, divers 200 euros. Total : 4 850 euros. Solde : 650 euros (12%). Commentaire : revenus élevés mais taux d'épargne faible à cause du loyer parisien et du train de vie. Vulnérable en cas de perte d'emploi.
L'épargne de précaution : combien faut-il mettre de côté ?
L'épargne de précaution est la réserve financière qui doit couvrir les imprévus sans recours au crédit. La recommandation standard est de disposer de 3 à 6 mois de dépenses courantes facilement accessibles (Livret A, LDDS).
| Dépenses mensuelles | Épargne de précaution minimale (3 mois) | Épargne de précaution idéale (6 mois) |
|---|---|---|
| 1 200 euros | 3 600 euros | 7 200 euros |
| 1 800 euros | 5 400 euros | 10 800 euros |
| 2 500 euros | 7 500 euros | 15 000 euros |
| 3 500 euros | 10 500 euros | 21 000 euros |
Au-delà de l'épargne de précaution, l'épargne peut être orientée vers des objectifs à moyen terme (apport immobilier, voiture, voyage) ou à long terme (retraite, transmission). La règle générale est de commencer par remplir les livrets réglementés (Livret A, LDDS, LEP si éligible) avant d'aller vers des placements moins liquides.

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