Calculatrice d’indemnités kilométriques 2026 : estimez vos frais de déplacement professionnel

Vous utilisez votre voiture personnelle pour vos déplacements professionnels. Votre employeur peut vous rembourser ces frais, et vous pouvez les déduire de votre impôt sur le revenu si vous optez pour les frais réels. Dans les deux cas, le calcul repose sur le même barème fiscal officiel. Entrez votre kilométrage annuel et la puissance de votre véhicule : l’indemnité s’affiche immédiatement.

Calculatrice de coût kilométrique 2026
Kilométrage parcouru à titre professionnel sur l’année
Indemnité kilométrique annuelle
3 051euros

Coût au km
0,381
euros/km
Tranche appliquée
5 001-20 000
km
Électrique
Non
+20% si oui

(8000 x 0,357) + 1395 = 2856 + 1395 = 4251 euros Formule tranche 5001-20000 km, 5 CV

Ce que couvre l'indemnité kilométrique

L'indemnité kilométrique n'est pas un simple remboursement de carburant. Elle couvre de façon forfaitaire l'ensemble des frais liés à l'utilisation d'un véhicule personnel : le carburant bien sûr, mais aussi l'entretien et les réparations, les pneus, l'assurance, le contrôle technique, la dépréciation du véhicule (sa perte de valeur due à l'usage). En un seul taux appliqué au kilométrage, l'administration fiscale estime que tous ces postes sont couverts.

Ce que l'indemnité ne couvre pas : les péages d'autoroute, les frais de stationnement, les amendes. Ces frais peuvent être remboursés ou déduits en complément, sur justificatifs, indépendamment des indemnités kilométriques.

La logique du barème en trois tranches

Le barème kilométrique fonctionne sur une logique débrouillard et contre-intuitive au premier abord : plus vous roulez, moins vous touchez par kilomètre. Pourquoi ? Parce que les frais fixes d'un véhicule (assurance, dépréciation, entretien planifié) se répartissent sur davantage de kilomètres quand on roule beaucoup. Le coût réel par kilomètre diminue donc mécaniquement avec la distance. Le barème reflète cette réalité économique.

Pour les voitures, trois tranches s'appliquent. Jusqu'à 5 000 km professionnels dans l'année, c'est le taux le plus élevé. Entre 5 001 et 20 000 km, une formule mixte avec un coefficient plus faible et un forfait fixe. Au-delà de 20 000 km, un taux intermédiaire s'applique sur l'ensemble du kilométrage. Les motos et cyclomoteurs suivent la même logique sur des seuils différents : 3 000 km et 6 000 km.

Le barème complet 2026 pour les voitures

Le barème 2026 est identique à celui de 2025. Il n'a pas été revalorisé cette année. La dernière revalorisation date de 2023, où les taux avaient été relevés de 5,4% pour tenir compte de la hausse des prix du carburant et des coûts d'entretien.

Puissance fiscaleJusqu'à 5 000 kmDe 5 001 à 20 000 kmAu-delà de 20 000 km
3 CV et moinsd × 0,529(d × 0,316) + 1 065d × 0,370
4 CVd × 0,606(d × 0,340) + 1 330d × 0,407
5 CVd × 0,636(d × 0,357) + 1 395d × 0,427
6 CVd × 0,665(d × 0,374) + 1 457d × 0,447
7 CV et plusd × 0,697(d × 0,394) + 1 515d × 0,470

Exemple concret : un salarié parcourt 8 000 km professionnels dans l'année avec une voiture de 5 CV. Il se trouve dans la tranche 5 001 à 20 000 km. L'indemnité est de (8 000 × 0,357) + 1 395 = 2 856 + 1 395 = 4 251 euros. Soit environ 0,531 euro par kilomètre en moyenne sur l'année, bien au-dessus du simple coût du carburant.

Le barème 2026 pour les motos et cyclomoteurs

Puissance fiscaleJusqu'à 3 000 kmDe 3 001 à 6 000 kmAu-delà de 6 000 km
Moto 1 ou 2 CVd × 0,395(d × 0,099) + 891d × 0,248
Moto 3, 4 ou 5 CVd × 0,468(d × 0,082) + 1 158d × 0,275
Moto plus de 5 CVd × 0,606(d × 0,079) + 1 583d × 0,343
Cyclomoteur (≤50 cm³)d × 0,315(d × 0,079) + 711d × 0,198

La majoration de 20% pour les véhicules électriques

Depuis 2021, les véhicules 100% électriques bénéficient d'une majoration de 20% sur le montant calculé selon le barème classique. Cette mesure vise à encourager le passage à la mobilité électrique en compensant le fait que le barème a été construit sur des coûts de véhicules thermiques.

En pratique : si votre voiture électrique de 5 CV donne droit à 4 251 euros selon le barème standard, la majoration porte ce montant à 4 251 × 1,20 = 5 101 euros. Il n'existe pas de barème séparé pour les électriques : on calcule d'abord avec le barème thermique, puis on applique la majoration.

Frais réels ou déduction forfaitaire : lequel est plus avantageux ?

Tout salarié choisit chaque année entre deux options pour la déclaration de revenus : la déduction forfaitaire de 10% (appliquée automatiquement par le fisc sur les salaires déclarés) ou la déduction des frais réels. Les frais kilométriques font partie des frais réels.

La déduction forfaitaire de 10% est plafonnée à 14 426 euros en 2026. Pour un salarié qui gagne 40 000 euros brut, la déduction forfaitaire représente 4 000 euros. Si ses frais réels dépassent ce montant, il a intérêt à opter pour les frais réels. Les indemnités kilométriques entrent dans ce calcul.

Pour savoir si les frais réels sont avantageux, il faut additionner toutes les dépenses éligibles : indemnités kilométriques, frais de repas professionnels, frais de double résidence, abonnements de transport... Si le total dépasse 10% du salaire net imposable (dans la limite de 14 426 euros), l'option frais réels est rentable.

Ce que le barème ne couvre pas : une précision importante

Le barème kilométrique est plafonné à 7 CV pour les voitures, quelle que soit la puissance réelle du véhicule. Un conducteur d'une voiture de 12 CV fiscaux applique le même barème qu'une voiture de 7 CV. Cette règle évite que des véhicules de luxe ou de haute cylindrée génèrent des indemnités disproportionnées.

De même, les trajets domicile-travail sont pris en compte dans le calcul des frais réels, mais dans la limite de 40 km par trajet (aller simple). Au-delà de 40 km, il faut justifier d'une circonstance particulière : l'éloignement est accepté si le bassin d'emploi local ne propose pas de poste correspondant aux qualifications, ou si la situation personnelle du salarié (rapprochement de conjoint, situation familiale particulière) justifie la distance.

Questions fréquentes

Comment trouver la puissance fiscale de son véhicule ?

La puissance fiscale figure sur la carte grise du véhicule, à la rubrique P.6. Elle s'exprime en chevaux fiscaux (CV ou ch). Ce n'est pas la puissance en chevaux-vapeur (ch DIN) affichée dans les caractéristiques commerciales du véhicule. Ces deux valeurs sont très différentes : une voiture de 150 ch DIN peut avoir 7 ou 8 CV fiscaux selon les cas.

Peut-on cumuler indemnités kilométriques de l'employeur et déduction fiscale ?

Non. Si votre employeur vous verse des indemnités kilométriques pour les mêmes trajets, ces remboursements sont exonérés d'impôt dans la limite du barème officiel. Vous ne pouvez pas en plus les déduire comme frais réels sur votre déclaration : ce serait une double déduction. Si les indemnités versées par l'employeur sont inférieures au barème officiel, vous pouvez déduire la différence.

Le barème s'applique-t-il aux trajets en covoiturage ?

Oui, sous conditions. Si le salarié transporte d'autres personnes de la même entreprise qui bénéficient elles-mêmes d'indemnités kilométriques pour le même trajet, les indemnités ne peuvent pas être cumulées. En revanche, si les passagers ne bénéficient pas d'indemnités, le conducteur peut utiliser le barème normalement.

Les indemnités kilométriques sont-elles soumises à cotisations sociales ?

Non, dans la limite du barème officiel. Les remboursements d'indemnités kilométriques versés par l'employeur sont exonérés de cotisations sociales (patronales et salariales) et d'impôt sur le revenu, à condition de ne pas dépasser les montants du barème fiscal. La fraction qui dépasse le barème est requalifiée en complément de salaire et soumise à toutes les cotisations habituelles.

Un auto-entrepreneur peut-il utiliser le barème kilométrique ?

Non, pas directement. Le régime micro-entreprise ne permet pas de déduire les charges réelles. Un auto-entrepreneur ne peut donc pas utiliser le barème kilométrique pour réduire ses cotisations ou son impôt. En revanche, un entrepreneur individuel sous régime réel (EI au régime réel) peut déduire ses frais kilométriques en utilisant le barème ou en déduisant les frais réels justifiés. Le choix entre les deux méthodes se fait en fonction du véhicule et du kilométrage annuel.

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