Calculatrice de coût salarié pour l’employeur 2026 : du brut au super brut

Entrez le salaire brut mensuel, le statut et la taille de l’entreprise : le coût total employeur, les charges patronales, le salaire net estimé et le ratio coût par euro net s’affichent instantanément avec le détail du calcul.

Calculatrice de coût salarié pour l’employeur 2026
Coûts indicatifs hors charges sur avantages
Coût total mensuel pour l’employeur
euros/mois

Salaire brut
euros/mois
Charges patronales
euros/mois
Salaire net versé
euros/mois
Taux de charges patronales
% du brut
Ratio coût / net
euros coût par euro net
Coût annuel total
euros/an

Renseignez vos informations pour obtenir l’estimation

Les trois notions à maîtriser : brut, net et super brut

Trois chiffres coexistent dans toute relation de travail, et les confondre conduit à de mauvaises décisions RH ou budgétaires.

Le salaire brut est le montant contractuel inscrit dans le contrat de travail. C’est la référence légale pour les congés payés, les indemnités de licenciement et toutes les bases de calcul prévues par le Code du travail. Il n’est perçu ni par le salarié (qui touche le net), ni par l’employeur (qui paie le super brut).

Le salaire net est ce que le salarié reçoit sur son compte bancaire. C’est le brut diminué des cotisations salariales (environ 22 à 23% du brut). Ce montant subit encore le prélèvement à la source de l’impôt sur le revenu, mais celui-ci n’apparaît pas dans le calcul des charges sociales.

Le super brut (ou coût total employeur) est ce que l’entreprise débourse réellement. C’est le brut augmenté des charges patronales. C’est la seule valeur pertinente pour établir un budget de masse salariale.

Cadre vs non-cadre : ce qui change dans le calcul

CotisationNon-cadreCadreDifférence
Assurance maladie (brut ≤ 2,5 SMIC)7%7%Identique
Assurance maladie (brut > 2,5 SMIC)13%13%Identique
Vieillesse plafonnée (T1)8,55%8,55%Identique
Retraite complémentaire Agirc-Arrco T14,72%4,72%Identique
Retraite complémentaire T212,98%12,98%Identique
Prévoyance cadre (GMP)Non due1,50% (T1 min.)+1,5% T1 cadres
Allocations familiales3,45% (≤ 3,5 SMIC) / 5,25%IdemIdentique
Chômage4,05%4,05%Identique
FNAL (< 50 sal.)0,10%0,10%Identique
FNAL (≥ 50 sal.)0,50%0,50%Identique

La principale différence entre cadre et non-cadre réside dans la prévoyance obligatoire cadre (garantie minimale de prévoyance, GMP) dont le financement patronal représente au minimum 1,5% du plafond mensuel de la Sécurité sociale. Pour les hauts salaires cadres, des cotisations complémentaires de prévoyance peuvent s’y ajouter selon la convention collective.

La RGDU 2026 : le nouveau dispositif qui remplace la réduction Fillon

La réduction générale dégressive unique (RGDU), entrée en vigueur au 1er janvier 2026, remplace l’ancienne réduction générale de cotisations patronales (dite réduction Fillon). Son principe est identique mais son périmètre est légèrement modifié.

Elle s’applique aux salaires inférieurs à 3 SMIC brut mensuel (soit 5 405,40 euros en 2026). Le taux de réduction est maximal au niveau du SMIC (environ 31,95% du brut) et diminue progressivement jusqu’à zéro à 3 SMIC. La formule du coefficient est : coefficient = (taux_max / 0,6) × (3 × SMIC / brut − 1).

Pour un salarié au SMIC (1 801,80 euros brut), la RGDU efface presque totalement les charges patronales : le coût total pour l’employeur est d’environ 1 930 euros par mois, soit un taux de charges résiduelles d’environ 7%. Sans la RGDU, ce même salarié coûterait environ 2 530 euros. La RGDU représente donc une économie de 600 euros par mois par salarié au SMIC — une aide considérable pour les secteurs à main-d’oeuvre intensive (restauration, commerce, nettoyage).

Comparatif du coût réel selon le niveau de salaire en 2026

Salaire brutNet estiméCharges patronalesCoût totalRatio coût/net
1 802 € (SMIC)~1 425 €~128 € (RGDU max)~1 930 €1,35
2 200 €~1 720 €~580 €~2 780 €1,62
2 500 €~1 950 €~720 €~3 220 €1,65
3 500 €~2 710 €~1 200 €~4 700 €1,73
5 000 €~3 850 €~2 100 €~7 100 €1,84
8 000 €~6 100 €~3 360 €~11 360 €1,86

Ce tableau illustre un phénomène clé : plus le salaire est élevé, plus le ratio coût/net augmente. Un salarié au SMIC coûte 1,35 euro pour chaque euro net perçu. Un cadre à 8 000 euros brut en coûte 1,86. C’est l’effet conjugué de la dégressivité de la RGDU (qui s’annule à 3 SMIC) et de la progressivité de certaines cotisations (maladie à 13% au-delà de 2,5 SMIC, tranches Agirc-Arrco T2).

Quel est le profil le plus économique pour l’employeur ?

La réponse dépend du besoin mais deux situations se démarquent clairement.

Pour les petites entreprises de moins de 50 salariés avec des salaires proches du SMIC : la RGDU rend le coût marginal d’un salarié supplémentaire très faible. L’écart entre le SMIC brut et le coût net pour l’employeur est de l’ordre de 7%, bien loin des 40 à 45% que l’on entend souvent. C’est cette réalité qui rend les embauches au SMIC relativement accessibles pour les TPE.

Pour les entreprises cherchant à attirer des cadres avec un budget limité : la rémunération différée (intéressement, participation, PEE, PERCO, actions gratuites) permet de délivrer de la valeur au salarié avec un coût employeur très inférieur à une augmentation de salaire brut. Un versement d’intéressement de 2 000 euros ne supporte pas de charges patronales (hors forfait social pour les entreprises de 50 salariés et plus), quand 2 000 euros de salaire brut supplémentaires coûtent 2 800 à 2 900 euros à l’employeur.

Questions fréquentes

Faut-il inclure la mutuelle dans le coût employeur ?

Oui. La participation patronale à la mutuelle collective obligatoire (minimum 50% de la cotisation depuis 2016) est un coût réel pour l’employeur. Elle varie entre 30 et 150 euros par mois selon les garanties choisies. En revanche, contrairement au salaire brut, la participation patronale à la mutuelle est exonérée de charges sociales dans la limite de 6% du PMSS (6% × 4 005 = 240,30 euros/an), ce qui la rend fiscalement avantageuse par rapport à une augmentation de salaire équivalente.

Les charges patronales sont-elles déductibles du résultat de l’entreprise ?

Oui. Les salaires bruts et les charges patronales sont des charges d’exploitation intégralement déductibles du résultat fiscal de l’entreprise, qu’elle soit à l’IS ou à l’IR. Cette déductibilité réduit l’impôt sur les bénéfices : pour une entreprise à l’IS (taux 25%), chaque euro de salaire brut et de charges patronales réduit l’impôt de 0,25 euro. Le coût réel après économie fiscale est donc de 75% du coût comptable.

Comment calculer le coût d’un salarié à temps partiel ?

Les cotisations sont proratisées sur le salaire brut réel. Un salarié à mi-temps (80h/mois) au SMIC horaire est rémunéré environ 900 euros brut par mois. Ses charges patronales et salariales sont calculées sur cette base proratisée. La RGDU s’applique également, mais son taux est calculé en annualisant les salaires : l’entreprise compare le salaire annualisé (900 × 12 = 10 800 euros) avec 3 SMIC annuels (64 865 euros), ce qui place le salarié à temps partiel bien en dessous du seuil — la RGDU s’applique donc à taux maximal.

Existe-t-il des aides spécifiques pour la première embauche ?

Oui. L’aide à la première embauche en CDI ou en CDD de plus de 3 mois pour les TPE de moins de 11 salariés s’élève à 4 000 euros versés sur deux ans (2 000 euros la 1ère année, 2 000 euros la 2e). Des aides spécifiques existent également pour l’embauche en apprentissage (jusqu’à 6 000 euros la première année pour un apprenti de moins de 30 ans), pour les travailleurs handicapés, et pour certaines zones géographiques prioritaires. Ces aides évoluent fréquemment : consultez le portail entreprendre.service-public.fr pour les dispositifs en vigueur.

Retour en haut