Simulateur de prêt à taux zéro (PTZ) 2026

Le prêt à taux zéro finance jusqu’à la moitié de votre achat immobilier sans le moindre intérêt. Estimez en quelques secondes le montant auquel vous avez droit en 2026 grâce à l’outil ci-dessous.

Simulateur de prêt à taux zéro 2026

Montant estimé de votre PTZ

prêt à 0 % d’intérêt

Tranche

Quotité

Coût retenu

Différé

Estimation indicative selon le décret n° 2025-299. Le PTZ ne peut pas dépasser le montant des autres prêts de l’opération. Réservé aux primo-accédants pour leur résidence principale.

Le PTZ 2026 : un crédit immobilier à 0 % d’intérêt

Le prêt à taux zéro (PTZ) est un crédit immobilier accordé par l’État aux primo-accédants pour financer l’achat de leur résidence principale. Comme son nom l’indique, ses intérêts sont nuls : ils sont intégralement pris en charge par l’État, et le prêt ne génère aucun frais de dossier. Sur la durée d’un emprunt immobilier, cette gratuité représente une économie qui se chiffre fréquemment en dizaines de milliers d’euros par rapport à un crédit classique. Le PTZ ne se substitue jamais à un financement complet : il vient compléter un prêt bancaire principal et un éventuel apport, dans la limite de 50 % du coût total de l’opération.

Le dispositif a connu une réforme majeure avec le décret n° 2025-299 du 29 mars 2025, en vigueur depuis le 1ᵉʳ avril 2025 et prolongé jusqu’au 31 décembre 2027. Cette réforme a généralisé le PTZ à l’ensemble du territoire français et a de nouveau rendu éligibles les maisons individuelles neuves, exclues depuis 2024. Le montant du prêt dépend désormais de trois paramètres : la zone géographique du logement, la composition du foyer et le revenu fiscal de référence du ménage.

Qui peut bénéficier du prêt à taux zéro ?

L’obtention du PTZ repose sur des conditions tenant à la fois au profil de l’emprunteur et à la nature du bien financé. La règle centrale est celle de la primo-accession : il faut ne pas avoir été propriétaire de sa résidence principale au cours des deux années précédant l’offre de prêt. Le logement acquis doit devenir la résidence principale du ménage, occupée au moins huit mois par an, au plus tard un an après l’achat ou la fin des travaux.

  • Primo-accédant : ne pas avoir possédé sa résidence principale durant les 2 dernières années.
  • Résidence principale : le bien ne peut pas être loué pendant les 6 premières années, sauf cas exceptionnels (mutation, divorce, chômage de longue durée).
  • Plafond de ressources : le revenu du foyer ne doit pas dépasser le plafond de sa zone.
  • Type de bien : appartement neuf et maison individuelle neuve sur tout le territoire, ou logement ancien avec travaux uniquement en zones B2 et C.
  • Exceptions au délai de 2 ans : titulaires d’une carte mobilité inclusion mention invalidité, bénéficiaires de l’AAH ou de l’AEEH, ou logement détruit par une catastrophe naturelle.

Pour l’ancien situé en zone B2 ou C, le PTZ impose une exigence supplémentaire : les travaux doivent représenter au moins 25 % du coût total de l’opération et permettre d’atteindre au minimum la classe D du diagnostic de performance énergétique (DPE) après chantier. Avant de vous engager, il est utile d’estimer votre capacité d’emprunt immobilier afin de savoir quel prêt principal viendra compléter le PTZ.

Comment se calcule le montant du PTZ en 2026 ?

Le calcul du PTZ se déroule en quatre étapes. On détermine d’abord le revenu de référence, égal au plus élevé de deux montants : le revenu fiscal de référence N-2 du foyer (les revenus 2024 pour un prêt souscrit en 2026) ou le coût total de l’opération divisé par neuf. Ce revenu est ensuite divisé par un coefficient familial, qui dépend du nombre de personnes destinées à occuper le logement. Le quotient obtenu est comparé aux seuils de la zone pour déterminer la tranche de revenus (T1 à T4). Enfin, on applique à ce coût d’opération — plafonné selon la zone et la taille du foyer — la quotité correspondant à la tranche.

La formule officielle se résume ainsi : montant du PTZ = quotité × min(coût de l’opération ; plafond d’opération). La quotité est le pourcentage du coût que l’État accepte de financer à taux zéro. Elle ne dépend pas de la zone, mais uniquement de la tranche de revenus et du type de logement. Le coefficient familial vaut 1 pour une personne seule, puis 1,5 pour 2 personnes, 1,8 pour 3, 2,1 pour 4 et 2,4 à partir de 5 personnes.

Plafonds de revenus du PTZ 2026 par zone

Pour être éligible, votre revenu de référence ne doit pas dépasser le plafond de votre zone, qui augmente avec le nombre d’occupants. Ces plafonds s’appliquent de manière identique au neuf et à l’ancien depuis la réforme. Les zones A bis et A partagent les mêmes seuils.

PersonnesZone A / A bisZone B1Zone B2Zone C
149 000 €34 500 €31 500 €28 500 €
273 500 €51 750 €47 250 €42 750 €
388 200 €62 100 €56 700 €51 300 €
4102 900 €72 450 €66 150 €59 850 €
5117 600 €82 800 €75 600 €68 400 €
6132 300 €93 150 €85 050 €76 950 €
7147 000 €103 500 €94 500 €85 500 €
8 et +161 700 €113 850 €103 950 €94 050 €
Plafonds de revenu fiscal de référence — PTZ 2026.

Tranches, quotités et plafonds d’opération

Une fois la tranche de revenus identifiée, la quotité s’applique. Plus vos revenus sont modestes, plus la part financée à taux zéro est élevée. Le barème est dégressif : il concentre l’aide sur les ménages les plus modestes. Le tableau ci-dessous présente les seuils de quotient (revenu de référence divisé par le coefficient familial) qui délimitent chaque tranche, ainsi que la quotité applicable en logement neuf collectif et en ancien avec travaux.

TrancheQuotité (collectif / ancien)Zone AZone B1Zone B2Zone C
T150 %≤ 25 000 €≤ 21 500 €≤ 18 000 €≤ 15 000 €
T240 %≤ 31 000 €≤ 26 000 €≤ 22 000 €≤ 19 500 €
T340 %≤ 37 000 €≤ 30 000 €≤ 27 000 €≤ 24 000 €
T420 %≤ 49 000 €≤ 34 500 €≤ 31 500 €≤ 28 500 €
Seuils de quotient et quotités — décret n° 2025-299.

Pour une maison individuelle neuve, de nouveau éligible sur tout le territoire, les quotités sont réduites de moitié environ : 30 % en T1, 20 % en T2 et T3, et 10 % en T4. Ce choix favorise l’habitat collectif dans les zones tendues. La quotité s’applique enfin à un coût d’opération plafonné : même si votre bien coûte davantage, le calcul retient au maximum le montant indiqué dans le tableau suivant.

PersonnesZone AZone B1Zone B2Zone C
1150 000 €135 000 €110 000 €100 000 €
2225 000 €202 500 €165 000 €150 000 €
3270 000 €243 000 €198 000 €180 000 €
4315 000 €283 500 €231 000 €210 000 €
5 et +360 000 €324 000 €264 000 €240 000 €
Plafonds du coût d’opération retenu — PTZ 2026.

Durée de remboursement et différé

Le remboursement du PTZ s’étale sur une durée comprise entre 10 et 25 ans. Sa particularité tient au différé : pendant une première période, vous ne remboursez rien du prêt à taux zéro et concentrez vos mensualités sur votre crédit principal. La durée de ce différé dépend directement de votre tranche de revenus : les ménages les plus modestes en bénéficient le plus longtemps.

TrancheDifféré de remboursementDurée totale indicative
T110 ansjusqu’à 25 ans
T28 ansjusqu’à 22 ans
T32 ansjusqu’à 20 ans
T4Aucun différé10 à 15 ans
Différé et durée du PTZ selon la tranche.

Concrètement, un ménage en tranche 1 ne commence à rembourser son PTZ qu’après dix ans, ce qui allège fortement ses premières mensualités. À l’inverse, un ménage en tranche 4 rembourse immédiatement, sur une durée plus courte. Pour visualiser l’effet combiné du PTZ et de votre prêt principal sur votre budget mensuel, complétez votre étude avec notre simulateur de crédit immobilier.

Exemple de calcul concret

Prenons un couple avec un enfant (3 personnes) qui achète un appartement neuf à Lyon, en zone B1, pour 300 000 €, avec un revenu fiscal de référence de 45 000 €. Le revenu de référence retenu est le plus élevé entre 45 000 € et 300 000 / 9 = 33 333 €, soit 45 000 €. Divisé par le coefficient familial de 1,8, on obtient un quotient de 25 000 €, ce qui place le foyer en tranche T2, dont la quotité est de 40 %. Le plafond d’opération pour 3 personnes en zone B1 est de 243 000 € : c’est cette base, et non le prix réel de 300 000 €, qui sert au calcul. Le PTZ s’élève donc à 40 % × 243 000 = 97 200 € à taux zéro, avec un différé de remboursement de 8 ans. Le solde de 202 800 € sera financé par un prêt bancaire et un apport. N’oubliez pas d’ajouter à votre plan de financement les frais de notaire 2026, que le PTZ ne couvre pas.

Questions fréquentes

Le PTZ peut-il financer une maison individuelle neuve en 2026 ?

Oui. Depuis le décret n° 2025-299, la maison individuelle neuve est de nouveau éligible au PTZ sur l’ensemble du territoire. Les quotités y sont toutefois réduites par rapport au logement collectif : de 30 % en tranche 1 à 10 % en tranche 4.

Quels revenus sont pris en compte pour le PTZ ?

On retient le plus élevé entre le revenu fiscal de référence N-2 du foyer (revenus 2024 pour un prêt en 2026) et le coût total de l’opération divisé par neuf. C’est ce montant qui sert à vérifier l’éligibilité et à déterminer la tranche.

Faut-il un apport personnel pour obtenir un PTZ ?

L’État n’exige aucun apport. Les banques considèrent même le PTZ comme un quasi-apport, ce qui renforce votre dossier. En pratique, l’établissement prêteur demandera toutefois que vous puissiez couvrir au moins les frais de notaire.

Le PTZ couvre-t-il les frais de notaire ?

Non. Le prêt à taux zéro finance uniquement le prix du bien et, dans l’ancien, le montant des travaux. Les frais de notaire et droits d’enregistrement restent à régler séparément, généralement via votre apport ou votre prêt principal.

Peut-on bénéficier deux fois du PTZ ?

Oui. Il suffit de ne pas avoir été propriétaire de sa résidence principale durant les deux années précédant la nouvelle demande. Un ancien propriétaire redevenu locataire depuis plus de 24 mois retrouve le statut de primo-accédant.

Que se passe-t-il en cas de revente avant la fin du prêt ?

En principe, le capital restant dû doit être remboursé lors de la vente. Vous pouvez toutefois demander un transfert du PTZ vers votre nouvelle résidence principale, à condition qu’elle respecte les critères d’éligibilité en vigueur au moment de l’opération.

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