Calculatrice de congés payés

Combien de jours de congés avez-vous réellement acquis, et surtout combien allez-vous toucher pendant vos vacances ? Renseignez vos informations dans la calculatrice ci-dessous pour obtenir votre indemnité estimée en quelques secondes.

Calculatrice de congés payés
Indemnité totale de congés payés estimée
Jours acquis
Valeur/jour · 1/10e
Valeur/jour · maintien
Méthode retenue

Congés payés : de quoi parle-t-on exactement ?

Les congés payés désignent les jours de repos rémunérés que tout salarié acquiert simplement en travaillant, quel que soit son contrat (CDI, CDD, intérim) ou son temps de travail. Le principe est posé par le Code du travail : chaque mois de travail effectif ouvre droit à 2,5 jours ouvrables de congé, soit un maximum de 30 jours ouvrables par an, l’équivalent de cinq semaines. Ces jours ne se limitent pas à un simple droit de s’absenter : ils s’accompagnent d’une indemnité destinée à maintenir votre pouvoir d’achat pendant que vous ne travaillez pas. L’employeur ne peut ni vous imposer de renoncer à vos congés, ni les remplacer par une somme d’argent tant que le contrat se poursuit. La seule exception à ce paiement compensatoire intervient à la rupture du contrat, avec l’indemnité compensatrice de congés payés.

Deux notions se croisent en permanence dans ce sujet : l’acquisition (combien de jours vous accumulez) et l’indemnisation (combien vous êtes payé pendant ces jours). Elles obéissent à des règles distinctes, ce qui explique pourquoi beaucoup de salariés peinent à vérifier leur bulletin de paie. La calculatrice ci-dessus traite les deux dimensions d’un coup, mais les sections suivantes détaillent chaque mécanisme pour que vous puissiez contrôler vos droits en toute autonomie.

Comment s’acquièrent les jours de congés ?

L’acquisition se calcule sur une période de référence qui, sauf accord d’entreprise ou de branche différent, court du 1er juin de l’année précédente au 31 mai de l’année en cours. Chaque mois de travail effectif rapporte 2,5 jours ouvrables. Les jours ouvrables correspondent à tous les jours de la semaine sauf le dimanche et les jours fériés habituellement chômés, soit six jours par semaine. Certaines entreprises préfèrent décompter en jours ouvrés (du lundi au vendredi) : dans ce cas le droit annuel passe à 25 jours, acquis à raison de 2,08 jours par mois. Les deux systèmes aboutissent à la même durée réelle de repos, cinq semaines, seule l’unité de comptage change.

Le résultat final est toujours arrondi au nombre entier supérieur : un salarié ayant travaillé onze mois n’obtient donc pas 27,5 jours mais bien 28 jours ouvrables. Le tableau ci-dessous montre la progression des droits selon le nombre de mois travaillés sur la période de référence, dans les deux régimes de décompte.

Mois travaillésJours ouvrables (× 2,5)Jours ouvrés (× 2,08)
1 mois3 jours3 jours
3 mois8 jours7 jours
6 mois15 jours13 jours
9 mois23 jours19 jours
12 mois30 jours25 jours

Certaines périodes d’absence sont assimilées à du travail effectif et continuent donc de générer des droits : congé maternité ou paternité, accident du travail, congés payés eux-mêmes, ou encore formation professionnelle. À l’inverse, une absence non justifiée ou un congé sans solde ne rapporte aucun jour. Le cas de la maladie ordinaire a beaucoup évolué récemment, et fait l’objet d’une section dédiée plus bas.

Comment est calculée l’indemnité de congés payés ?

Pendant vos congés, votre employeur doit vous verser une indemnité. La loi impose de calculer deux montants et de retenir systématiquement le plus favorable au salarié. La première méthode, dite du dixième, consiste à prendre 10 % de la rémunération brute totale perçue durant la période de référence, puis à répartir cette somme sur les jours acquis. La seconde, dite du maintien de salaire, verse ce que vous auriez gagné en travaillant normalement pendant vos jours d’absence. En pratique, la règle du dixième devient avantageuse lorsque vous avez touché des primes, des heures supplémentaires ou un treizième mois, car ces éléments gonflent l’assiette des 10 %.

Prenons un salarié payé 2 500 € brut par mois, ayant travaillé douze mois pleins sans prime. La règle du dixième donne (2 500 × 12) × 10 % = 3 000 € pour 30 jours, soit 100 € par jour. Le maintien de salaire, sur une base de 26 jours ouvrables mensuels, donne environ 96 € par jour. Ici le dixième l’emporte légèrement. Si ce même salarié avait perçu 3 000 € de primes sur l’année, l’écart en faveur du dixième se creuserait nettement. Le comparatif suivant illustre l’impact des primes sur la méthode retenue.

Situation (2 500 € brut/mois, 12 mois)Méthode du 1/10eMaintien de salaireRetenu
Sans prime3 000 €≈ 2 885 €1/10e
Avec 3 000 € de primes3 300 €≈ 2 885 €1/10e
Temps partiel sans primeProportionnelProportionnelLe plus élevé

Attention : l’indemnité de congés payés est soumise aux cotisations sociales et à l’impôt sur le revenu, exactement comme un salaire classique. Elle apparaît sur votre bulletin de paie sous une ligne dédiée, souvent accompagnée d’une retenue pour absence, ce qui peut donner l’impression trompeuse d’être « payé deux fois ». En réalité, la retenue neutralise le salaire du mois et l’indemnité le remplace.

Congés payés et arrêt maladie : la nouvelle règle

Depuis la loi du 22 avril 2024, un salarié en arrêt de travail pour maladie non professionnelle continue d’acquérir des congés payés, ce qui n’était pas le cas auparavant. Le droit est toutefois plafonné à 2 jours ouvrables par mois d’absence, soit 24 jours ouvrables par an, contre 2,5 jours pour un mois travaillé. Pour un accident du travail ou une maladie professionnelle, l’acquisition reste au taux plein de 2,5 jours par mois, sans limitation de durée. Cette réforme aligne le droit français sur le droit européen et concerne des millions de salariés. Si vous avez été en arrêt, pensez à recalculer vos droits en tenant compte de ce plafond spécifique.

Voici les principaux repères à garder en tête pour éviter les erreurs de décompte les plus fréquentes :

  • La période de référence standard va du 1er juin au 31 mai, sauf accord collectif contraire.
  • Le maximum légal est de 30 jours ouvrables (5 semaines) par année complète.
  • Maladie ordinaire : acquisition limitée à 2 jours ouvrables par mois depuis avril 2024.
  • L’indemnité retient toujours le montant le plus élevé entre le 1/10e et le maintien de salaire.
  • Les congés non pris peuvent être perdus s’ils ne sont pas soldés dans les délais, sauf report autorisé.

Et à la fin du contrat : l’indemnité compensatrice

Lorsque le contrat prend fin sans que vous ayez soldé tous vos congés, l’employeur vous verse une indemnité compensatrice de congés payés. Elle se calcule exactement comme l’indemnité classique, en retenant le plus favorable des deux méthodes, mais elle porte sur les jours acquis et non pris à la date de départ. Cette indemnité est due quel que soit le motif de rupture : démission, licenciement, fin de CDD ou rupture conventionnelle. Elle s’ajoute alors aux autres sommes de solde de tout compte. Pour estimer l’ensemble de vos droits de fin de contrat, nos outils dédiés à la rupture conventionnelle 2026 et à la prime de précarité en fin de CDD complètent utilement ce calcul. Si votre absence provient d’un arrêt, le simulateur d’arrêt maladie 2026 vous aidera à faire le point sur votre maintien de salaire.

Questions fréquentes

Combien de jours de congés par mois de travail ?

Chaque mois de travail effectif ouvre droit à 2,5 jours ouvrables, soit 30 jours par an pour une année complète. En décompte en jours ouvrés, cela correspond à 2,08 jours par mois et 25 jours par an. Le total est arrondi au jour entier supérieur.

Quelle est la différence entre jours ouvrables et jours ouvrés ?

Les jours ouvrables comptent six jours par semaine (tous sauf le dimanche et les jours fériés chômés), les jours ouvrés en comptent cinq (du lundi au vendredi). La durée de repos réelle est identique : cinq semaines. Seule l’unité de comptage diffère selon l’entreprise.

L’indemnité de congés payés est-elle imposable ?

Oui, elle est soumise aux cotisations sociales et à l’impôt sur le revenu au même titre qu’un salaire. Elle figure sur le bulletin de paie sur une ligne distincte et remplace le salaire des jours d’absence, qui est neutralisé par une retenue équivalente.

Est-ce que je gagne des congés pendant un arrêt maladie ?

Depuis avril 2024, oui : la maladie non professionnelle rapporte 2 jours ouvrables par mois d’absence, dans la limite de 24 jours par an. Un accident du travail ou une maladie professionnelle donne droit au taux plein de 2,5 jours par mois.

Que deviennent les congés non pris en fin de contrat ?

Ils sont payés sous forme d’indemnité compensatrice de congés payés, calculée comme l’indemnité classique. Elle est due quel que soit le motif de départ et s’ajoute au solde de tout compte remis au salarié.

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