Calculatrice d’heures supplémentaires 2026 : rémunération, exonération et comparaison

Entrez votre salaire brut mensuel, le nombre d’heures travaillées cette semaine et votre accord collectif : la rémunération majorée, la réduction de cotisations et l’exonération fiscale restante s’affichent immédiatement.

Calculatrice d’heures supplémentaires 2026
Base 151,67h (temps plein 35h)
Au-delà de 35h = heures supplémentaires
Total des rémunérations HS déjà perçues cette année (pour calculer l’exonération restante)
Rémunération heures supplémentaires (brut)
euros

HS à 25% (ou 1er taux)
euros bruts
HS à 50% (ou 2e taux)
euros bruts
Exonération IR restante
euros/an

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Comment se calcule la majoration en 2026

Toute heure travaillée au-delà de 35 heures par semaine est une heure supplémentaire. Le taux légal de majoration dépend du rang de l'heure dans la semaine.

36e à 43e heure incluse : majoration de 25% du taux horaire de base
À partir de la 44e heure : majoration de 50% du taux horaire de base

Le taux horaire de base se calcule en divisant le salaire brut mensuel par 151,67 heures (durée légale mensuelle pour un temps plein 35h). Pour un salarié à 2 500 euros brut par mois, le taux horaire est de 2 500 / 151,67 = 16,48 euros. Une heure supplémentaire à 25% est donc rémunérée 16,48 × 1,25 = 20,60 euros. Une heure à 50% est rémunérée 16,48 × 1,50 = 24,72 euros.

Ces taux sont des minimums légaux. Un accord d'entreprise ou de branche peut prévoir des taux supérieurs, ou fixer un taux différent à condition de ne pas descendre sous le plancher légal de 10%.

Le double avantage fiscal et social de 2026

Les heures supplémentaires bénéficient d'un régime avantageux sur deux plans simultanément.

La réduction de cotisations salariales de 11,31% s'applique sur les cotisations d'assurance vieillesse de base et d'assurance veuvage. Elle s'applique sans plafond annuel, sur chaque euro de rémunération majorée. La CSG (9,20%) et la CRDS (0,50%) restent dues. Concrètement, pour 100 euros bruts d'heures supplémentaires, le salarié récupère environ 11,31 euros de cotisations en moins.

L'exonération d'impôt sur le revenu jusqu'à 7 500 euros nets imposables par an. Au-delà, la fraction excédentaire est soumise à l'IR dans les conditions normales. Ce plafond, relevé de 5 000 à 7 500 euros en 2022, est maintenu en 2026. La tentative de suppression totale du plafond dans le projet de loi de finances 2026 n'a pas abouti dans le texte définitif.

Paiement des heures supplémentaires vs repos compensateur : comparatif

CritèrePaiement majoréRepos compensateur de remplacement
Avantage principalGain immédiat en trésorerieTemps libre supplémentaire
Exonération fiscaleOui, jusqu'à 7 500 euros/anNon applicable (pas de rémunération)
Réduction de cotisationsOui, 11,31%Non applicable
Durée du repos (majoration 25%)1h15 de repos par heure HS
Durée du repos (majoration 50%)1h30 de repos par heure HS
Impact sur le contingent annuelS'impute sur les 220hNe s'impute pas sur les 220h
ConditionsAutomatiqueAccord collectif requis
Délai pour prendre le repos2 mois après l'ouverture du droit

Un point important sur le repos compensateur : il n'impute pas les heures sur le contingent annuel de 220 heures. Pour l'employeur qui souhaite avoir de la souplesse dans l'organisation du travail sans déclencher les obligations liées au dépassement du contingent, le repos compensateur est un levier stratégique. Pour le salarié, il est fiscalement neutre mais représente un gain en temps de vie qui peut valoir plus que l'équivalent monétaire.

Ce qui change si vous dépassez le plafond de 7 500 euros

Au-delà de 7 500 euros nets de rémunération des heures supplémentaires dans l'année, la fraction excédentaire est imposable. La réduction de cotisations salariales de 11,31%, elle, continue de s'appliquer sans plafond.

ProfilHS annuelles brutesNet estimé (avant IR)Exonéré d'IRImposable
2h HS/semaine, 2 500 euros/mois~1 650 euros~1 464 euros1 464 euros (100%)0 euro
5h HS/semaine, 2 500 euros/mois~4 335 euros~3 845 euros3 845 euros (100%)0 euro
8h HS/semaine, 3 000 euros/mois~9 350 euros~8 293 euros7 500 euros793 euros
10h HS/semaine, 4 000 euros/mois~16 000 euros~14 190 euros7 500 euros6 690 euros

Le contingent annuel et la contrepartie obligatoire en repos

Le contingent annuel d'heures supplémentaires est fixé par défaut à 220 heures par salarié et par an. Un accord collectif peut le modifier (plus élevé dans le BTP et la restauration, potentiellement plus bas dans d'autres secteurs). Pour retrouver le contingent applicable, regardez le numéro IDCC de votre convention collective sur votre bulletin de paie et consultez Legifrance.

Au-delà de ce contingent, chaque heure supplémentaire ouvre droit à une contrepartie obligatoire en repos (COR) qui s'ajoute au paiement majoré :

  • Dans les entreprises de 20 salariés ou moins : 50% des heures effectuées hors contingent
  • Dans les entreprises de plus de 20 salariés : 100% des heures effectuées hors contingent

Ce repos doit être pris dans un délai de 2 mois après l'ouverture du droit. Si l'employeur n'en permet pas la prise, le salarié peut saisir le conseil de prud'hommes pour obtenir des dommages et intérêts.

Questions fréquentes

Un employeur peut-il imposer des heures supplémentaires sans l'accord du salarié ?

Oui, dans le cadre du contingent annuel et du pouvoir de direction de l'employeur. Le salarié est tenu d'effectuer les heures supplémentaires demandées, sauf motif légitime : problème de santé documenté, obligation familiale impérieuse, non-respect du contingent annuel ou dépassement de la durée maximale de 48 heures hebdomadaires. Un refus sans motif valable peut constituer une faute disciplinaire. En revanche, l'employeur doit respecter un délai de prévenance raisonnable et ne peut pas imposer des heures à la dernière minute de façon systématique.

Les heures supplémentaires sont-elles prises en compte pour le calcul de la retraite ?

Oui. La rémunération des heures supplémentaires entre dans le calcul du salaire annuel moyen retenu pour la retraite de base, dans la limite du plafond annuel de la Sécurité sociale. La réduction de cotisations salariales de 11,31% sur les cotisations vieillesse ne réduit pas les droits acquis : l'État compense la différence auprès des caisses de retraite. Un salarié qui effectue régulièrement des heures supplémentaires ne perd donc pas de droits à la retraite du fait de cette réduction de cotisations.

Comment les heures supplémentaires apparaissent-elles sur la déclaration de revenus ?

Depuis 2023, les heures supplémentaires exonérées sont pré-remplies automatiquement sur la déclaration de revenus en ligne (case 1GH). Le montant correspond à la rémunération nette imposable des heures supplémentaires déclarée par l'employeur à l'administration fiscale. Si ce montant ne figure pas ou est incorrect, vous devez le renseigner manuellement. La fraction qui dépasse les 7 500 euros d'exonération est déjà incluse dans le montant des traitements et salaires pré-rempli en case 1AJ : vous n'avez rien à ajouter pour cette partie.

Le plafond de 7 500 euros s'applique-t-il par employeur ou par salarié ?

Par salarié. Si vous avez plusieurs employeurs et effectuez des heures supplémentaires chez chacun d'eux, le plafond de 7 500 euros s'applique sur l'ensemble de vos rémunérations d'heures supplémentaires de l'année, tous employeurs confondus. Si vous dépassez ce plafond en cumulant les rémunérations de plusieurs employeurs, vous devez déclarer le surplus avec vos salaires habituels. La vérification se fait lors de la déclaration de revenus.

La majoration de 25% ou 50% s'applique-t-elle aussi aux salariés cadres au forfait jours ?

Non. Les salariés en forfait annuel en jours ou en heures ne sont pas soumis à la durée légale de 35 heures et n'effectuent donc pas d'heures supplémentaires au sens légal. Leur temps de travail est décompté en jours ou en heures sur l'année, pas en heures par semaine. En revanche, s'ils renoncent à des jours de RTT avec l'accord de l'employeur, la rémunération de ces journées bénéficie de l'exonération fiscale dans les mêmes limites de 7 500 euros, conformément à l'article 81 quater du Code général des impôts.

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