Simulateur d’impôt sur les sociétés (IS) 2026

L’impôt sur les sociétés pèse directement sur le résultat de votre entreprise. Estimez-le en quelques secondes avec le simulateur ci-dessous, puis comprenez chaque étape du calcul.

Simulateur d’impôt sur les sociétés (IS) 2026
Le taux réduit de 15 % s’applique jusqu’à 42 500 € de bénéfice, puis 25 % au-delà.
IS total à payer
euros/an

Part à 15 %
euros d’IS
Part à 25 %
euros d’IS
Bénéfice net
euros après IS

Taux effectif
% du bénéfice
IS mensualisé
euros/mois

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Qu’est-ce que l’impôt sur les sociétés ?

L’impôt sur les sociétés, ou IS, est l’impôt qui frappe les bénéfices réalisés par les entreprises soumises à ce régime : sociétés de capitaux comme les SAS, SASU, SARL, EURL ayant opté pour l’IS, SA, ainsi que certaines structures sur option. Contrairement à l’impôt sur le revenu qui taxe le foyer fiscal du dirigeant, l’IS s’applique directement au résultat fiscal de la société, indépendamment de la rémunération versée aux associés. Le bénéfice imposable correspond au résultat comptable retraité des réintégrations et des déductions fiscales : on ajoute par exemple les charges non déductibles et l’on retranche les produits exonérés ou déjà taxés. Une fois ce bénéfice déterminé, on lui applique les taux en vigueur pour obtenir l’impôt dû. Comprendre ce mécanisme est essentiel pour piloter sa trésorerie et anticiper le montant à provisionner chaque année.

Les taux d’impôt sur les sociétés en 2026

En 2026, le barème de l’IS repose sur deux taux. Le taux normal s’établit à 25 % et s’applique à l’ensemble du bénéfice imposable des entreprises qui ne remplissent pas les conditions du taux réduit. Les PME éligibles bénéficient quant à elles d’un taux réduit de 15 % sur la première tranche de leur bénéfice, plafonnée à 42 500 € pour un exercice de douze mois. Au-delà de ce seuil, la fraction excédentaire est taxée au taux normal de 25 %. Ce mécanisme à deux étages allège sensiblement la facture des petites structures bénéficiaires. Le tableau ci-dessous récapitule les taux applicables selon la tranche de bénéfice.

Tranche de bénéfice imposableTaux applicable (PME éligible)Taux applicable (autres sociétés)
De 0 à 42 500 €15 %25 %
Au-delà de 42 500 €25 %25 %

Conditions pour bénéficier du taux réduit à 15 %

Le taux réduit de 15 % n’est pas automatique : il est réservé aux PME qui remplissent simultanément plusieurs critères stricts. Si une seule condition fait défaut, l’intégralité du bénéfice est imposée au taux normal de 25 %. Voici les conditions cumulatives à respecter pour un exercice clos en 2026.

  • Réaliser un chiffre d’affaires hors taxes inférieur ou égal à 10 millions d’euros sur l’exercice.
  • Disposer d’un capital social entièrement libéré à la clôture de l’exercice.
  • Être détenue à hauteur d’au moins 75 % par des personnes physiques, directement ou indirectement.
  • Appliquer le taux réduit uniquement sur la fraction de bénéfice ne dépassant pas 42 500 €.

Pour les sociétés membres d’un groupe, l’appréciation du seuil de chiffre d’affaires peut être consolidée au niveau du groupe, ce qui restreint l’accès au taux réduit. Il convient donc de vérifier précisément la structure de détention et le périmètre du groupe avant d’appliquer le taux de 15 %.

Comment calculer son IS : méthode et exemple chiffré

Le calcul de l’impôt sur les sociétés suit une logique par tranches lorsque l’entreprise est éligible au taux réduit. On découpe le bénéfice imposable en deux parts : la première, jusqu’à 42 500 €, est multipliée par 15 % ; la seconde, au-delà de ce seuil, est multipliée par 25 %. L’addition des deux donne l’IS brut. Prenons l’exemple d’une SARL éligible affichant un bénéfice imposable de 60 000 € au titre de 2026. La première tranche de 42 500 € génère un impôt de 6 375 € (42 500 × 15 %). La tranche supérieure, soit 17 500 €, est taxée à 25 %, ce qui représente 4 375 €. L’IS total s’élève donc à 10 750 €, pour un taux effectif d’environ 17,9 % et un bénéfice net après impôt de 49 250 €. Le tableau suivant détaille ce calcul étape par étape.

ÉtapeBaseTauxImpôt
Tranche à taux réduit42 500 €15 %6 375 €
Tranche à taux normal17 500 €25 %4 375 €
IS total60 000 €10 750 €
Bénéfice net après IS49 250 €

Une société non éligible au taux réduit aurait été imposée à 25 % sur l’intégralité des 60 000 €, soit 15 000 € d’IS. L’écart de 4 250 € illustre l’intérêt concret du taux réduit pour les PME. Pour situer votre fiscalité globale, vous pouvez compléter cette estimation avec notre simulateur d’impôt sur le revenu 2026 si vous percevez une rémunération, et avec notre calculatrice de CFE 2026 pour anticiper la cotisation foncière des entreprises.

Les acomptes d’IS et le calendrier 2026

L’impôt sur les sociétés n’est pas réglé en une seule fois : il fait l’objet de quatre acomptes trimestriels, suivis d’un solde lors du dépôt de la liasse fiscale. Sont concernées les sociétés dont l’IS du dernier exercice clos dépasse 3 000 € ; en deçà de ce montant, l’entreprise est dispensée d’acomptes et paie son impôt en une seule échéance au moment du solde. Chaque acompte représente en principe un quart de l’IS de l’exercice de référence. Pour une société clôturant au 31 décembre, les échéances tombent aux dates suivantes, reportées au premier jour ouvré si elles coïncident avec un week-end ou un jour férié.

AcompteDate d’échéance 2026Base de calcul
1er acompte15 mars 2026Avant-dernier exercice clos
2e acompte15 juin 2026Dernier exercice clos
3e acompte15 septembre 2026Dernier exercice clos
4e acompte15 décembre 2026Dernier exercice clos

Le solde de l’IS est à régler au plus tard le 15 du quatrième mois suivant la clôture, soit le 15 mai 2026 pour un exercice clos le 31 décembre 2025. Si votre résultat de l’année en cours s’annonce inférieur à celui de l’exercice précédent, vous pouvez moduler vos acomptes à la baisse sous votre propre responsabilité, afin de ne pas immobiliser inutilement votre trésorerie. À l’inverse, sous-estimer ses acomptes peut entraîner des majorations.

Cas particuliers et évolutions possibles

Au-delà du barème de base, certaines entreprises sont concernées par des dispositifs spécifiques. Les très grandes entreprises peuvent être soumises à des contributions additionnelles temporaires lorsqu’elles dépassent des seuils de chiffre d’affaires élevés, votées en loi de finances. À l’autre extrémité, les jeunes entreprises et les structures déficitaires peuvent reporter leurs déficits sur les exercices suivants, réduisant leur base imposable future. Par ailleurs, le projet de loi de finances pour 2026 a évoqué un relèvement du plafond du taux réduit de 42 500 € vers 100 000 € pour soutenir les PME, mais cette mesure n’était pas définitivement adoptée à la date de rédaction de cet article : le simulateur retient donc le plafond légal en vigueur de 42 500 €. Pensez à vérifier les textes publiés et à confirmer votre situation avec un professionnel du chiffre, car une modification du plafond changerait directement le montant de votre IS.

Questions fréquentes

Quel est le taux d’impôt sur les sociétés en 2026 ?

Le taux normal est de 25 %. Les PME éligibles bénéficient d’un taux réduit de 15 % sur la part de bénéfice ne dépassant pas 42 500 €, le surplus étant taxé à 25 %.

Qui peut bénéficier du taux réduit à 15 % ?

Les PME dont le chiffre d’affaires hors taxes est inférieur ou égal à 10 millions d’euros, dont le capital est entièrement libéré et détenu à au moins 75 % par des personnes physiques. Les trois conditions doivent être réunies simultanément.

Comment est calculé le bénéfice imposable ?

On part du résultat comptable, auquel on ajoute les charges non déductibles (réintégrations) et duquel on retranche les produits exonérés ou déjà imposés (déductions). Le résultat fiscal obtenu sert de base au calcul de l’IS.

Quand faut-il payer l’IS en 2026 ?

Les acomptes sont dus les 15 mars, 15 juin, 15 septembre et 15 décembre. Le solde est exigible le 15 du quatrième mois suivant la clôture de l’exercice. Les sociétés dont l’IS est inférieur à 3 000 € sont dispensées d’acomptes.

Une SASU est-elle soumise à l’IS ?

Par défaut, une SASU relève de l’impôt sur les sociétés. Elle peut, sous conditions et pour une durée limitée, opter pour l’impôt sur le revenu. À l’IS, son bénéfice est taxé selon le barème décrit ci-dessus.

Le taux réduit s’applique-t-il à toute l’année ?

Le plafond de 42 500 € vaut pour un exercice de douze mois. Si l’exercice est plus court ou plus long, le plafond est ajusté au prorata de la durée réelle de l’exercice.

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