Simulateur de PAJE 2026 : prime à la naissance et allocation de base

Prime à la naissance, allocation de base : la PAJE représente plusieurs milliers d’euros pour un jeune parent, mais tout dépend d’un plafond de ressources. Estimez vos droits 2026 avec le simulateur ci-dessous.

Simulateur PAJE 2026

Total estime des aides PAJE

0 EUR

Prime a la naissance + allocation de base jusqu’aux 3 ans

Prime a la naissance0 EUR
Allocation de base0 EUR/mois
Plafond taux plein0 EUR
Plafond taux partiel0 EUR
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Bareme CAF en vigueur au 1er avril 2026, applique aux revenus nets categoriels de 2024. L’allocation de base est estimee sur 35 mensualites, du mois suivant la naissance au mois precedant le 3e anniversaire. Estimation indicative, sans valeur d’engagement de la CAF.

Qu'est-ce que la PAJE et que comprend-elle en 2026 ?

La prestation d'accueil du jeune enfant, abrégée en PAJE, n'est pas une aide unique mais un ensemble de quatre prestations versées par la Caisse d'allocations familiales aux parents d'un enfant de moins de trois ans. Elle regroupe la prime à la naissance ou à l'adoption, versée en une seule fois avant l'arrivée de l'enfant, l'allocation de base versée chaque mois jusqu'aux trois ans, la prestation partagée d'éducation de l'enfant (PreParE) destinée aux parents qui réduisent ou interrompent leur activité, et le complément de libre choix du mode de garde (CMG) qui prend en charge une partie du coût d'une assistante maternelle ou d'une garde à domicile. Les deux premières briques, les plus universelles, sont soumises à un même plafond de ressources et constituent l'essentiel du budget d'une jeune famille : c'est sur elles que porte le simulateur de cette page.

La logique du barème est simple à énoncer, plus délicate à appliquer. La CAF compare vos revenus nets catégoriels de l'année N-2 — donc les revenus 2024 pour une naissance survenue en 2026 — à deux seuils. Sous le premier, dit plafond bas, vous touchez l'allocation de base à taux plein. Entre les deux, vous basculez à taux partiel, soit exactement la moitié. Au-delà du plafond haut, plus aucun droit, ni allocation de base ni prime à la naissance. Ces deux seuils dépendent du nombre d'enfants à charge et de la configuration professionnelle du foyer, ce qui explique que deux familles au revenu identique n'aient pas toujours les mêmes droits.

Les montants de la PAJE au 1er avril 2026

Les montants sont revalorisés chaque année au 1er avril, en fonction de l'inflation constatée. Depuis cette date, la prime à la naissance s'élève à 1 093,08 € et la prime à l'adoption au double, soit 2 186,17 €. L'allocation de base atteint 198,16 € par mois à taux plein et 99,09 € par mois à taux partiel. Ces montants sont versés par enfant : des jumeaux ouvrent droit à deux primes à la naissance et à deux allocations de base mensuelles, ce qui change radicalement le budget familial.

Prestation PAJEMontant au 1er avril 2026Modalité de versement
Prime à la naissance1 093,08 € par enfantVersement unique au 7e mois de grossesse
Prime à l'adoption2 186,17 € par enfantVersement unique à l'arrivée au foyer
Allocation de base à taux plein198,16 € par moisMensuel, jusqu'aux 3 ans de l'enfant
Allocation de base à taux partiel99,09 € par moisMensuel, jusqu'aux 3 ans de l'enfant

Sur la durée totale du droit, l'enjeu financier devient significatif. L'allocation de base est due du mois qui suit la naissance jusqu'au mois précédant le troisième anniversaire, soit environ trente-cinq mensualités. À taux plein, cela représente près de 6 936 € cumulés, auxquels s'ajoute la prime à la naissance : un foyer modeste avec un premier enfant peut ainsi percevoir plus de 8 000 € de PAJE sur trois ans. À taux partiel, le total tombe à environ 4 561 €. Franchir le plafond haut de quelques dizaines d'euros fait donc perdre l'intégralité de cette somme, car la prime à la naissance fonctionne en tout ou rien.

Plafonds de ressources 2026 : le barème complet

Le barème distingue deux colonnes selon la situation professionnelle du foyer. Le plafond majoré, plus favorable, s'applique aux parents isolés sans condition, ainsi qu'aux couples dont chaque membre a perçu au moins 6 306 € de revenus nets d'activité en 2024 — ou d'indemnités journalières d'accident du travail ou de maladie professionnelle. Un couple dans lequel un seul conjoint travaille relève du plafond non majoré, sensiblement plus bas. Le nombre d'enfants à retenir inclut l'enfant à naître : une première grossesse se lit donc dans la colonne « 1 enfant ».

Plafonds de ressources 2024 applicables aux naissances de 2026
Enfants à chargeTaux plein, couple 1 revenuTaux plein, isolé ou 2 revenusTaux partiel, couple 1 revenuTaux partiel, isolé ou 2 revenus
1 enfant31 066 €41 055 €37 118 €49 054 €
2 enfants37 279 €47 268 €44 542 €56 478 €
3 enfants44 735 €54 724 €53 450 €65 386 €
4 enfants52 191 €62 180 €62 358 €74 294 €
Par enfant en plus+ 7 456 €+ 7 456 €+ 8 908 €+ 8 908 €

Un exemple rend la mécanique plus concrète. Un couple biactif attendant son premier enfant et déclarant 39 000 € de revenus nets catégoriels en 2024 se situe sous le plafond majoré de 41 055 € : il touchera l'allocation de base à taux plein, soit 198,16 € par mois, plus la prime à la naissance de 1 093,08 €. Avec 45 000 €, le même couple dépasse le plafond bas mais reste sous les 49 054 € : il basculera à taux partiel, à 99,09 € mensuels, tout en conservant la prime. À 50 000 €, il perd tout. C'est ce basculement brutal que le simulateur permet de visualiser en faisant varier le revenu saisi.

Quels revenus la CAF prend-elle en compte ?

La notion de revenu net catégoriel ne correspond ni au salaire brut, ni au net perçu sur le compte bancaire, ni tout à fait au revenu fiscal de référence. Il s'agit des revenus nets imposables déclarés à l'administration fiscale, après application de l'abattement de 10 % pour frais professionnels ou de la déduction des frais réels, additionnés aux autres catégories de revenus du foyer. Concrètement, la CAF récupère automatiquement ces montants auprès de la Direction générale des finances publiques, ce qui évite toute déclaration de votre part, mais rend aussi le calcul opaque tant que la notification n'arrive pas.

  • Salaires et traitements nets imposables, primes comprises, après abattement de 10 % ou frais réels.
  • Bénéfices industriels, commerciaux, non commerciaux ou agricoles des travailleurs indépendants.
  • Pensions, retraites et rentes, ainsi que les pensions alimentaires perçues.
  • Revenus fonciers nets et revenus de capitaux mobiliers imposables.
  • Certaines allocations imposables, comme les indemnités journalières de maladie au-delà d'une durée donnée.

Ne sont en revanche pas comptabilisées les prestations familiales elles-mêmes, le RSA, la prime d'activité ni les aides au logement. Un point utile à connaître : en cas de chute brutale de revenus — chômage indemnisé, cessation d'activité, séparation, décès du conjoint — la CAF applique un abattement voire une neutralisation des revenus concernés, ce qui peut ouvrir un droit alors même que les revenus 2024 dépassaient le plafond. Il faut alors signaler le changement de situation depuis l'espace personnel plutôt que d'attendre la mise à jour automatique. À l'inverse, une hausse de revenus en 2025 ou 2026 n'a aucun effet immédiat, le barème restant figé jusqu'au 31 mars 2027.

Calendrier de versement et démarches à ne pas manquer

La chronologie commence bien avant la naissance. La grossesse doit être déclarée à la CAF et à l'Assurance maladie dans les quatorze premières semaines, en pratique via la déclaration transmise par le professionnel de santé qui a réalisé le premier examen prénatal. C'est ce document qui déclenche l'ouverture du dossier et le calcul des droits. La prime à la naissance est ensuite payée au cours du septième mois de grossesse, entre le 5 et le 10 du mois suivant la fin du sixième mois : pour un terme prévu en juin, le versement intervient donc généralement début avril.

L'allocation de base prend le relais le mois suivant la naissance, sous réserve d'avoir déclaré l'enfant à la CAF avec une copie de l'acte de naissance ou du livret de famille mis à jour. Elle est versée autour du 5 de chaque mois, en même temps que les autres prestations, jusqu'au mois précédant le troisième anniversaire. En cas d'adoption, la prime est majorée et l'allocation de base est due pendant trois ans à compter de l'arrivée de l'enfant au foyer, dans la limite de son vingtième anniversaire. Pensez également à vérifier votre éligibilité au complément de libre choix du mode de garde, cumulable avec l'allocation de base, ainsi qu'à anticiper vos indemnités de congé maternité qui relèvent, elles, de l'Assurance maladie.

Cas particuliers : jumeaux, garde alternée et familles nombreuses

Les naissances multiples suivent une règle avantageuse : chaque enfant ouvre droit à sa propre prime et à sa propre allocation de base. Des jumeaux nés en 2026 dans un foyer sous plafond génèrent ainsi 2 186,16 € de prime et 396,32 € par mois pendant près de trois ans, soit un cumul supérieur à 16 000 €. Attention toutefois, ces deux enfants comptent également dans le nombre d'enfants à charge, ce qui relève mécaniquement les plafonds applicables et peut rendre éligible un foyer qui ne l'aurait pas été avec une naissance simple.

En cas de résidence alternée, l'allocation de base ne peut pas être partagée entre les deux parents, contrairement aux allocations familiales : elle est versée à un seul allocataire, désigné d'un commun accord ou, à défaut, à celui qui la percevait déjà. Pour les familles nombreuses, chaque enfant supplémentaire relève le plafond de 7 456 € pour le taux plein et de 8 908 € pour le taux partiel, ce qui préserve souvent le droit malgré la progression des revenus. Enfin, à partir de trois enfants et une fois le cadet âgé de trois ans, c'est le complément familial qui prend le relais de l'allocation de base, sous d'autres conditions de ressources.

Questions fréquentes

La prime à la naissance est-elle imposable ?

Non. Comme l'ensemble des prestations familiales versées par la CAF, la prime à la naissance et l'allocation de base sont exonérées d'impôt sur le revenu. Elles n'ont pas à figurer dans votre déclaration et n'entrent pas dans le calcul de votre revenu fiscal de référence.

Que se passe-t-il si mes revenus dépassent le plafond de quelques euros ?

Le droit s'éteint intégralement. Il n'existe aucun mécanisme de dégressivité au-delà du plafond haut, ni pour la prime à la naissance ni pour l'allocation de base. Seule une baisse de revenus reconnue par la CAF, ou un changement de situation familiale, peut rouvrir le droit en cours de période.

Puis-je cumuler l'allocation de base avec le CMG ou la PreParE ?

Oui, l'allocation de base se cumule avec le complément de libre choix du mode de garde et avec la prestation partagée d'éducation de l'enfant. En revanche, le CMG et la PreParE à taux plein ne se cumulent pas entre eux, sauf situations particulières comme un enfant supplémentaire de moins de trois ans.

Faut-il déjà être allocataire de la CAF pour percevoir la PAJE ?

Non, mais il faut créer un compte allocataire si vous n'en avez pas. La déclaration de grossesse transmise par votre médecin ou votre sage-femme suffit à ouvrir le dossier ; la CAF vous demandera ensuite les pièces manquantes, notamment un relevé d'identité bancaire.

Quand le barème 2026 sera-t-il révisé ?

Les montants et les plafonds affichés ici s'appliquent du 1er avril 2026 au 31 mars 2027. Une nouvelle revalorisation interviendra ensuite, et les ressources prises en compte basculeront sur l'année 2025 pour les naissances de 2027.

Ce simulateur remplace-t-il celui de la CAF ?

Il donne une estimation fidèle au barème officiel, mais la CAF reste seule compétente pour ouvrir un droit. Certaines situations, comme la neutralisation de revenus ou une résidence à l'étranger, appellent un examen individuel que seul votre conseiller peut réaliser.

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