Simulateur d’APA à domicile 2026 : montant de l’allocation et reste à charge

Combien votre département versera-t-il réellement au titre de l’allocation personnalisée d’autonomie ? Indiquez votre GIR et vos ressources dans le simulateur ci-dessous pour estimer votre APA 2026 et votre reste à charge.

Simulateur APA à domicile 2026

Heures d’aide à domicile, portage de repas, téléassistance… valorisées par le département.

APA mensuelle estimée

Aide versée par le conseil départemental

Plafond du GIR
Plan retenu
Participation
Reste à charge

L’APA à domicile : à qui s’adresse cette aide en 2026 ?

L’allocation personnalisée d’autonomie est une prestation versée par le conseil départemental aux personnes âgées de 60 ans ou plus qui ont besoin d’aide pour accomplir les gestes de la vie quotidienne. Elle n’est pas soumise à une condition de ressources pour être attribuée : quel que soit votre niveau de revenus, vous pouvez y prétendre dès lors que la perte d’autonomie est reconnue. Les ressources n’interviennent qu’au second temps, pour déterminer la part du plan d’aide que vous financez vous-même, appelée participation ou ticket modérateur. Les trois conditions cumulatives sont donc l’âge, une résidence stable et régulière en France, et un classement en GIR 1, 2, 3 ou 4 après évaluation à domicile par une équipe médico-sociale du département.

Ce classement repose sur la grille AGGIR, qui répartit les demandeurs en six groupes iso-ressources. Le GIR 1 correspond aux situations de dépendance les plus lourdes, avec une altération des fonctions mentales et une nécessité de présence continue. Le GIR 4 désigne au contraire des personnes qui se déplacent seules à l’intérieur du logement mais ont besoin d’aide pour la toilette, l’habillage ou les repas. Les GIR 5 et 6 n’ouvrent pas droit à l’APA : les personnes concernées peuvent en revanche solliciter une aide ménagère auprès de leur caisse de retraite ou du service d’aide sociale départemental. Contrairement à une idée répandue, l’APA n’est jamais récupérée sur la succession du bénéficiaire, ce qui la distingue nettement de l’aide sociale à l’hébergement.

Les plafonds du plan d’aide APA 2026 par GIR

Le plan d’aide élaboré par l’équipe médico-sociale valorise en euros les heures d’intervention et les prestations jugées nécessaires. Son montant ne peut pas dépasser un plafond national, revalorisé chaque 1er janvier en fonction de la majoration pour tierce personne. Voici les plafonds mensuels applicables en 2026 pour l’APA à domicile.

Groupe iso-ressourcesNiveau de dépendancePlafond mensuel 2026Plafond annuel
GIR 1Dépendance totale, présence continue2 080,33 €24 963,96 €
GIR 2Dépendance sévère, aide pluriquotidienne1 682,30 €20 187,60 €
GIR 3Autonomie mentale conservée, aide quotidienne1 215,99 €14 591,88 €
GIR 4Aide pour la toilette, l’habillage, les repas811,52 €9 738,24 €
GIR 5 et 6Autonomie suffisantePas d’APA

Ces plafonds sont des maximums théoriques, rarement atteints en pratique : le plan d’aide effectivement retenu correspond aux besoins constatés lors de la visite à domicile. Une personne classée en GIR 4 qui bénéficie de six heures d’aide par semaine verra par exemple son plan valorisé autour de 600 € mensuels, très en dessous du plafond de 811,52 €. Si vous souhaitez financer davantage d’heures que ce que prévoit le plan, ou si le plan dépasse le plafond, la part excédentaire reste intégralement à votre charge, sans participation du département. C’est ce que le simulateur affiche sous l’intitulé « hors plafond ».

Comment se calcule votre participation en 2026

La participation financière du bénéficiaire suit une formule fixée par le code de l’action sociale et des familles, identique dans tous les départements. Elle s’articule autour de deux seuils indexés sur la majoration pour tierce personne. En dessous de 933,89 € de ressources mensuelles, la participation est nulle : le plan d’aide est intégralement financé par le département. Au-delà de 3 439,31 €, elle atteint son maximum, soit 90 % du plan d’aide. Entre ces deux bornes, elle progresse linéairement selon la formule suivante : participation = plan d’aide × 90 % × (ressources − 933,89) ÷ 2 505,42.

Le tableau ci-dessous illustre l’effet de cette progressivité pour une personne seule classée en GIR 2 dont le plan d’aide atteint le plafond de 1 682,30 € par mois. On mesure l’ampleur de l’écart : à 1 200 € de ressources, l’aide couvre encore plus de 90 % du plan, tandis qu’à 3 500 € elle n’en couvre plus que 10 %.

Ressources mensuellesTaux de participationParticipation (GIR 2 au plafond)APA versée
900 €0 %0 €1 682,30 €
1 200 €9,6 %160,82 €1 521,48 €
1 500 €20,3 %342,11 €1 340,19 €
2 000 €38,3 %644,27 €1 038,03 €
2 500 €56,3 %946,43 €735,87 €
3 000 €74,2 %1 248,59 €433,71 €
3 500 € et plus90 %1 514,07 €168,23 €

Deux règles complètent ce mécanisme. D’abord, lorsque le demandeur vit en couple, les ressources du foyer sont divisées par 1,7 avant application du barème, ce qui allège sensiblement la participation : un couple disposant de 2 550 € mensuels est traité comme une personne seule disposant de 1 500 €. Ensuite, si le montant calculé de l’APA reste inférieur à 36,06 € par mois, l’allocation n’est pas versée du tout. Ce plancher évite la gestion de micro-versements et explique que certains dossiers aboutissent à un droit théorique mais à un versement nul.

Quelles ressources sont prises en compte ?

Le département retient l’ensemble des revenus déclarés du foyer, auxquels s’ajoute un revenu fictif calculé sur le patrimoine dormant. Concrètement, entrent dans l’assiette les éléments suivants.

  • Les pensions de retraite de base et complémentaires, ainsi que les pensions de réversion.
  • Les revenus fonciers, les revenus de capitaux mobiliers et les rentes viagères.
  • Une valorisation forfaitaire des capitaux non productifs de revenus, retenue à hauteur de 3 % de leur valeur pour l’épargne et de 50 % de la valeur locative des immeubles bâtis non loués.
  • Les revenus du conjoint, du concubin ou du partenaire de PACS vivant au foyer.

À l’inverse, plusieurs ressources sont expressément exclues : la retraite du combattant, les pensions honorifiques, les rentes viagères constituées pour se prémunir de la dépendance, les prestations familiales, l’allocation de logement et les concours financiers versés par les enfants au titre de l’obligation alimentaire. La résidence principale n’est jamais valorisée tant que le demandeur, son conjoint ou un enfant à charge l’occupe. Cette liste explique qu’un retraité modeste propriétaire de son logement se situe très souvent sous le seuil de participation, malgré un patrimoine immobilier non négligeable.

Ce que finance concrètement le plan d’aide

L’APA à domicile n’est pas une somme d’argent librement utilisable : elle est affectée aux dépenses inscrites dans le plan d’aide, et le département contrôle son emploi. Le poste principal reste la rémunération d’une aide à domicile, que celle-ci intervienne via un service prestataire, un service mandataire ou en emploi direct. Depuis 2022, un tarif plancher national s’impose aux départements pour les services prestataires, ce qui a homogénéisé le coût horaire pris en charge sur l’ensemble du territoire. Le plan peut également couvrir le portage de repas, la téléassistance, l’accueil de jour, l’hébergement temporaire, les frais de transport ou encore de petites adaptations du logement comme la pose de barres d’appui.

Deux majorations méritent d’être connues. La première concerne le proche aidant : lorsque celui-ci assure une présence indispensable et ne peut être remplacé, une enveloppe complémentaire peut financer son droit au répit, dans la limite d’environ 560 € par an. La seconde intervient en cas d’hospitalisation de l’aidant, avec une majoration pouvant atteindre près de 1 130 € pour organiser une solution de relais. Ces enveloppes s’ajoutent au plafond du GIR et ne réduisent donc pas le plan d’aide habituel. Pour un aidant qui envisage de réduire son activité professionnelle, il peut être utile d’étudier en parallèle l’impact d’un rachat de trimestres sur sa future retraite.

APA en établissement : un calcul différent

Lorsque la personne réside en EHPAD, la logique change complètement. La facture d’un établissement se décompose en trois tarifs : l’hébergement, les soins pris en charge par l’assurance maladie, et la dépendance. C’est ce dernier tarif, fixé par le département et décliné en trois niveaux (GIR 1-2, GIR 3-4, GIR 5-6), que l’APA vient financer. Le résident acquitte toujours au minimum le tarif GIR 5-6, appelé ticket modérateur, et l’APA couvre la différence avec le tarif correspondant à son propre niveau de dépendance. Au-delà d’un seuil de ressources fixé à 2,21 fois la majoration pour tierce personne, soit environ 2 847 € mensuels en 2026, une participation supplémentaire progressive s’ajoute au ticket modérateur.

Il faut retenir que l’APA en établissement ne finance jamais le tarif hébergement, qui constitue pourtant le poste le plus lourd, souvent supérieur à 2 000 € par mois. Pour ce dernier, d’autres dispositifs existent : l’aide sociale à l’hébergement, récupérable sur succession, la réduction d’impôt pour frais de dépendance, ou encore l’aide au logement lorsque l’établissement est conventionné. Les personnes disposant de très faibles ressources peuvent par ailleurs vérifier leur éligibilité à l’ASPA, qui relève d’une logique de minimum vieillesse et se cumule avec l’APA.

Démarches, délais et points de vigilance

La demande s’effectue auprès du conseil départemental, en ligne ou via le formulaire Cerfa dédié, accompagné d’une pièce d’identité, du dernier avis d’imposition et d’un relevé d’identité bancaire. Le département dispose de dix jours pour accuser réception du dossier complet, puis de deux mois pour notifier sa décision. Passé ce délai, un montant forfaitaire provisoire est versé, égal à la moitié du plafond du GIR 1, jusqu’à la notification définitive. Les droits sont ouverts à la date de notification, et non à la date de dépôt, ce qui incite à ne pas différer la demande lorsque la perte d’autonomie s’installe.

Trois vigilances s’imposent ensuite. L’APA doit être justifiée : le département peut réclamer les bulletins de salaire de l’intervenant ou les factures du service prestataire, et suspendre le versement en cas d’emploi non conforme. Le classement en GIR peut être révisé à tout moment sur demande, notamment après une hospitalisation ou une aggravation de l’état de santé. Enfin, l’APA n’est pas cumulable avec la prestation de compensation du handicap, l’allocation compensatrice pour tierce personne ou la majoration pour tierce personne versée par l’assurance maladie : un arbitrage est nécessaire, et il n’est pas toujours favorable à l’APA selon le niveau de ressources. Un travailleur social du centre communal d’action sociale ou d’un point d’information local peut vous aider à comparer les options avant de déposer le dossier.

Questions fréquentes

L’APA est-elle imposable ?

Non. L’allocation personnalisée d’autonomie n’est pas soumise à l’impôt sur le revenu et n’a pas à être déclarée. Elle n’est pas non plus soumise à la CSG ni à la CRDS. En revanche, les sommes que vous financez vous-même au titre de la participation ouvrent droit au crédit d’impôt pour emploi d’un salarié à domicile, à hauteur de 50 % des dépenses restées à votre charge.

L’APA est-elle récupérable sur la succession ?

Non, et c’est une différence essentielle avec l’aide sociale à l’hébergement. Aucune récupération n’est possible sur la succession du bénéficiaire, ni sur une donation, ni auprès d’un légataire. Les héritiers n’ont donc rien à rembourser au département, quel que soit le montant total perçu au fil des années.

Les enfants doivent-ils participer financièrement ?

L’obligation alimentaire n’est pas mobilisée pour l’APA. Les revenus des enfants ne sont ni demandés ni pris en compte dans le calcul, contrairement à l’aide sociale à l’hébergement. Si des enfants versent malgré tout une aide financière régulière à leur parent, celle-ci est expressément exclue des ressources retenues.

Peut-on employer un membre de sa famille avec l’APA ?

Oui, à une exception près : le bénéficiaire ne peut pas salarier son conjoint, son concubin ou son partenaire de PACS. Tous les autres membres de la famille, y compris les enfants et les petits-enfants, peuvent être employés et rémunérés grâce au plan d’aide, sous réserve d’un contrat de travail en bonne et due forme et de déclarations sociales régulières.

Que se passe-t-il en cas d’hospitalisation ?

Le versement de l’APA est maintenu intégralement pendant les trente premiers jours d’hospitalisation. Au-delà, il est suspendu, puis rétabli automatiquement dès le retour à domicile, sans nouvelle demande. Il est conseillé de prévenir le service APA du département pour éviter tout indu à régulariser ensuite.

Cette estimation a-t-elle une valeur officielle ?

Non. Le simulateur applique le barème national 2026 et la formule légale de participation, mais seule l’équipe médico-sociale du département détermine le GIR et le contenu du plan d’aide, deux paramètres qui conditionnent le résultat final. Considérez ce calcul comme un ordre de grandeur fiable pour préparer votre budget, et non comme une notification de droits.

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