Calculatrice de préavis de démission et de licenciement 2026 : durée et calcul

Vous démissionnez ou vous êtes licencié et vous ne savez pas combien de temps dure votre préavis ? Utilisez l’outil ci-dessous pour l’estimer en quelques secondes selon votre ancienneté et votre statut.

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DURÉE DE PRÉAVIS
2 mois
61jours calendaires (approx.)
—fin de préavis
—indemnité si dispense
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Qu'est-ce que le préavis et pourquoi existe-t-il ?

Le préavis, aussi appelé délai-congé, est la période qui sépare l'annonce de la rupture du contrat de travail (démission ou licenciement) de son départ effectif de l'entreprise. Pendant ce délai, le contrat de travail continue de s'exécuter normalement : le salarié travaille, perçoit son salaire habituel et continue d'acquérir des congés payés, sauf s'il est expressément dispensé d'exécuter tout ou partie de ce délai par son employeur. Le préavis poursuit un double objectif : laisser à l'employeur le temps d'organiser le remplacement du salarié qui part, et laisser au salarié le temps de retrouver un nouvel emploi ou d'anticiper sa transition professionnelle. Sa durée n'est pas la même selon qu'il s'agit d'une démission ou d'un licenciement, et elle dépend fortement du statut du salarié, de son ancienneté et de la convention collective applicable à l'entreprise.

Durée légale du préavis de licenciement (article L1234-1)

Contrairement à la démission, le préavis de licenciement est encadré par un texte de loi précis : l'article L1234-1 du Code du travail. Ce texte fixe une durée minimale, applicable uniquement lorsque le licenciement n'est pas motivé par une faute grave ou une faute lourde, cas dans lesquels aucun préavis n'est dû. Cette durée légale s'applique par défaut, mais elle cède la place à toute disposition plus favorable prévue par la convention collective, un accord d'entreprise, le contrat de travail ou les usages professionnels. Le tableau ci-dessous résume le barème fixé par la loi selon l'ancienneté du salarié au moment de la notification du licenciement.

Ancienneté du salariéDurée légale minimale du préavisRéférence
Moins de 6 moisFixée par la convention, le contrat ou les usagesArt. L1234-1, al. 1
Entre 6 mois et 2 ans1 moisArt. L1234-1, al. 2
2 ans et plus2 moisArt. L1234-1, al. 3

Dans la pratique, de nombreuses conventions collectives prévoient des durées plus longues que ce plancher légal, en particulier pour les cadres, souvent soumis à un préavis de trois mois quelle que soit leur ancienneté. Il est donc indispensable de vérifier sa convention collective avant de se fier uniquement au barème légal, qui ne constitue qu'un minimum de protection.

Préavis de démission : que dit vraiment la loi ?

À la différence du licenciement, le Code du travail ne fixe aucune durée légale uniforme pour le préavis de démission d'un salarié en CDI. La durée applicable résulte d'une hiérarchie de sources que le salarié doit consulter dans l'ordre suivant : en premier lieu la convention collective ou l'accord de branche applicable à l'entreprise, à défaut le contrat de travail lorsqu'il prévoit une clause spécifique, et enfin, en l'absence de toute disposition, les usages en vigueur dans la profession et la région. Si aucune de ces trois sources ne prévoit de préavis, le salarié peut en théorie quitter l'entreprise sans délai. En pratique, presque toutes les conventions collectives françaises prévoient un préavis de démission, dont la durée varie le plus souvent entre un mois pour un employé et trois mois pour un cadre. Le simulateur ci-dessus applique ces repères usuels à titre indicatif, mais seule la lecture de la convention collective ou du contrat de travail permet de connaître la durée exacte applicable à une situation donnée.

Durées usuelles selon le statut : repères 2026

Le tableau suivant présente les durées les plus fréquemment observées dans les conventions collectives françaises, à titre de repère. Ces chiffres restent indicatifs : chaque convention collective de branche (métallurgie, Syntec, commerce de détail, bâtiment, etc.) fixe ses propres règles, parfois très différentes de ces moyennes.

StatutPréavis de démission (usage courant)Préavis de licenciement (hors faute grave)
Employé / Ouvrier1 mois1 mois si 6 mois à 2 ans d'ancienneté, 2 mois au-delà
Agent de maîtrise / Technicien1 à 2 mois1 mois si 6 mois à 2 ans d'ancienneté, 2 mois au-delà
Cadre2 à 3 mois2 à 3 mois selon la convention collective

Cas particuliers : dispense, faute grave, grossesse et arrêt maladie

Plusieurs situations viennent modifier la règle générale du préavis. Il est utile de les connaître avant d'utiliser le simulateur, car elles peuvent réduire la durée à zéro ou, au contraire, geler le décompte du délai.

  • Faute grave ou faute lourde : en cas de licenciement pour faute grave ou lourde, aucun préavis n'est dû et le contrat prend fin immédiatement, sans indemnité compensatrice.
  • Dispense de préavis par l'employeur : l'employeur peut dispenser le salarié d'exécuter tout ou partie de son préavis ; dans ce cas, il doit lui verser une indemnité compensatrice équivalente au salaire qu'il aurait perçu.
  • Dispense demandée par le salarié : si c'est le salarié qui demande à être dispensé, l'employeur peut accepter ou refuser ; en cas d'accord, aucune indemnité compensatrice n'est due sauf accord contraire.
  • Salariée enceinte : une salariée en état de grossesse médicalement constaté qui démissionne pour élever son enfant peut quitter l'entreprise sans préavis ni indemnité de rupture.
  • Arrêt maladie pendant le préavis : un arrêt maladie ne suspend pas le préavis de démission ; en revanche il peut, selon les cas, prolonger le préavis de licenciement lorsque la suspension est liée à un accident du travail.
  • Congés payés pendant le préavis : si des congés payés étaient déjà posés et validés avant la notification de la rupture, ils suspendent le préavis, qui reprend à l'issue des congés.

Comment est calculée l'indemnité compensatrice de préavis ?

Lorsque l'employeur dispense le salarié d'exécuter son préavis, il doit lui verser une indemnité compensatrice de préavis, dont le montant correspond à la rémunération brute que le salarié aurait perçue s'il avait travaillé pendant toute la durée du préavis, primes et avantages compris lorsqu'ils sont habituels. Le calcul retenu par notre simulateur est le suivant : salaire mensuel brut multiplié par le nombre de mois de préavis restant à effectuer. Cette indemnité est soumise aux cotisations sociales et à l'impôt sur le revenu dans les mêmes conditions qu'un salaire ordinaire, contrairement à l'indemnité légale de licenciement qui bénéficie, elle, d'exonérations spécifiques dans certaines limites. Elle figure sur le solde de tout compte remis au salarié à son départ, aux côtés de l'indemnité de congés payés non pris et, le cas échéant, de l'indemnité de licenciement.

Pour aller plus loin sur ce qui compose le départ d'un salarié, vous pouvez consulter notre calculatrice d'indemnités de licenciement 2026, notre calculatrice de rupture conventionnelle 2026, ou encore notre calculatrice de solde de tout compte 2026 pour estimer l'ensemble des sommes dues au moment du départ.

Questions fréquentes

Peut-on négocier une réduction du préavis avec son employeur ?

Oui, employeur et salarié peuvent toujours s'accorder, d'un commun accord et par écrit de préférence, pour réduire ou supprimer le préavis, que ce soit à l'initiative de l'un ou de l'autre. En l'absence d'accord, chacun reste tenu de respecter la durée fixée par la convention collective ou la loi.

Le préavis commence-t-il le jour de l'annonce ou le lendemain ?

En principe, le préavis débute à la date de première présentation de la lettre de démission ou de licenciement, et non le jour où elle a été rédigée. Pour un licenciement notifié par lettre recommandée, c'est donc la date de réception, et non la date d'envoi, qui fait courir le délai.

Que se passe-t-il si le salarié ne respecte pas son préavis de démission ?

Un salarié qui quitte l'entreprise sans effectuer son préavis et sans accord de l'employeur s'expose à devoir verser à ce dernier une indemnité compensatrice équivalente au salaire qu'il aurait perçu pendant la durée de préavis non exécutée, sauf cas de dispense légale comme la grossesse.

Le préavis est-il le même en CDD qu'en CDI ?

Non, un salarié en CDD ne peut pas démissionner : il ne peut rompre son contrat de façon anticipée que dans des cas limités (embauche en CDI ailleurs, accord commun, faute grave, force majeure). Ce simulateur concerne les ruptures de contrat à durée indéterminée.

Les jours fériés et le week-end comptent-ils dans le préavis ?

Oui, le préavis se décompte en mois ou en semaines calendaires, week-ends et jours fériés inclus, et non en jours ouvrés. Seuls les congés payés déjà posés et validés avant la rupture suspendent son décompte.

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